Croisière de luxe à bord du Soléal

Le Soléal, emprunt de luxe et d’aventure

Avis croisière Soléal

Il est près de 7 heures du matin. Le Soléal a quitté le port de Hai Phong la veille, voguant tranquillement de nuit à travers le golfe du Tonkin en direction du Nord-Est.

Les premières silhouettes des îles karstiques déchirent l’horizon, la brume perpétuelle et ce crachin, « poussière de pluie », sourient les Vietnamiens.

Comme à l’accoutumée, la passerelle est ouverte au public. Le commandant accueille les passagers un à un, un œil sur les radars, et l’autre sur la baie, fourmilière maritime et touristique. Il ne peut s’empêcher d’exulter après avoir obtenu l’autorisation d’emprunter une nouvelle voie. Il a traversé Halong des dizaines de fois mais l’émerveillement opère toujours, contagieux.

Première traversée du passage du Nord-Ouest

Le Soléal vogue en ce début d’année en mer de chine, après avoir louvoyé depuis Venise lors de son voyage inaugural en juillet 2013. Le dernier né de la Compagnie du Ponant, sorti des chantiers d’Ancône , en Italie, s’est offert d’emblée une première française pour un bateau de croisière : la traversée du passage Nord-Ouest.

Il faut imaginer les glaces bordant les côtes septentrionales du Canada s’effacer quelques semaines par an, ouvrant la voie à une liaison entre les océans Atlantique et Pacifique, sur les traces de Fridtjof Nansen et Roald Amundsen, vers le détroit de Béring, le Kamtchatka et les îles Kouriles.

« Nous avions une exigence de résultat, sourit le commandant. Il fallait aller de l’autre côté…Avec la glace, c’est plus complexe d’un point de vue nautique. Mais l’étrave et la bande de flottaison sont renforcées. Tout c’est bien passé ! »

La compagnie du Ponant a assuré ses amarres pour l’occasion : un brise-glace canadien était prêt à ouvrir la voie en cas de besoin et un spécialiste de la banquise était à bord, auprès du commandant, pour étudier les différentes options offertes à la navigation.

Pour ce voyage exceptionnel, de nombreuses cabines avaient été réservées deux ans avant l’appareillage, le Soléal étant encore en cale sèche.

Atmosphère unique, alliance de luxe, d’intimité et de bien-être

Cabine sur le Soléal

A bord, loin du tumulte des hautes latitudes, le Soléal brille de sobriété et de confort, de tons clairs et matières nobles, de lignes épurées et de formes fluides. « C’est aussi un bateau environnemental, souligne le commandant. Pour aller naviguer sous ces latitudes, les contraintes sont draconiennes. On ne peut pas brûler du lourd en Antarctique par exemple. Le cahier des charges a été établi avec les marins. La passerelle est conviviale. Certains passagers nous confient qu’ils ont réservé leur croisière parce qu’ils ont trouvé le Soléal très beau. »

Sri Lanka, Inde, péninsule arabique

Fait notable, le yacht navigue sous pavillon français. Il est immatriculé à Mata-Utu, chef-lieu de la collectivité d’outre mer française de Wallis et et Futuna. Le chef est français ainsi que la masseuse et le médecin de bord qui n’hésite pas à pousser avec brio la chansonnette au piano.

Prochaines étapes : Le Sri Lanka, l’Inde, la péninsule arabique, avant un retour en Méditerranée.

Et peut-être un jour – rêve ultime du commandant- le passage du Nord-Est, de l’océan Atlantique à l’océan Pacifique en longeant la côte nord de la Sibérie.

Y aller

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