Démarcher un agent immobilier pour mettre en vente son bien n’est pas de tout repos. Du mandat exclusif au simple en passant par le semi-exclusif, c'est un casse-tête…

On vous illustre les spécificités de chacun d’entre eux et vous délivre les secrets d’une vente réussie. Près de 80 % des transactions transitent ainsi désormais par l'intermédiaire des agents immobiliers. A l’inverse, moins de 5% des vendeurs choisissent les seuls réseaux de particuliers sur Internet pour y diffuser leur annonce. Une fois votre bien mis sur son 31, vous voilà plongé dans les rouages des mandats de vente.

Quel type de mandat choisir pour vendre son bien immobilier

1. Le mandat simple : l’avantage de la mise en concurrence

Il s’agit du mandat le couramment choisi par les vendeurs. Par son intermédiaire, vous n’êtes pas pieds et mains liés auprès d’une seule agence et gardez la totale maîtrise de confier votre bien à d’autres professionnels.

Vous bénéficiez encore de toute la latitude pour tenter de dénicher par vous-même votre propre acquéreur. Pour ce faire n'hésitez pas à vous renseigner sur des sites spécialisés, ce magazine immobilier ou même des blogs, car vendre son bien soi-même nécessite un minimum de connaissance voire d'expérience.

Un avantage qui peut être à double tranchant. Une trop grande exposition de votre maison peut en effet laisser penser à l’éventuel acquéreur que vous êtes pressé ou que vous avez du mal à vendre. Ce dernier peut donc se demander s’il n’y a pas anguille sous roche.

Dans d’autres cas, vous risquez au contraire de faire entendre aux acquéreurs qu’ils peuvent espérer une grande marge de manœuvre dans la négociation du prix. En tout état de cause, il est généralement conseillé de ne pas démarcher plus de 3 à 4 agences en simultané.

Un mandat simple se contracte habituellement pour une durée de trois mois renouvelables. L’agent ne reçoit de commission que s’il vend effectivement le bien ou s’il est l’instigateur de la vente. En aucun cas, il ne peut exiger de quelconques indemnités pour ses démarches.

2. Le mandat exclusif : faut-il faire confiance à un seul agent ?

Pour s’assurer une certaine sécurité des transactions, l’agent immobilier a de plus en plus tendance à encourager les vendeurs à opter pour un mandat exclusif.

Toujours de trois mois et tacitement reconductible, ce contrat lui permet d’être le seul habilité à gérer les opérations relatives à la vente de votre maison.

L’agence est ici assurée de recevoir sa commission. La logique voudrait que, financièrement encouragé, le professionnel soit ainsi en retour plus investi dans le processus de vente de votre bien.

Dans les faits, la situation n’est pourtant pas aussi simple qu’il n’y paraît. Au sein de certaines agences, les commerciaux reçoivent de confortables commissions sur la proportion de contrats en exclusivité qu’ils ont ramenés. Mais une fois le contrat en poche, les choses se gâtent.

En tout état de cause, s’il est difficile de faire du systématisme, choisir l’exclusivité, c’est un peu jouer à quitte ou double. En particulier quand on est novice…

Si votre choix se porte malgré tout sur ce type de mandat, renseignez-vous donc d’abord un maximum sur la confiance, le sérieux et les performances de l’agence auprès de laquelle votre sélection se porte.

3. Entre les deux contrats : le semi-exclusif

Conscient du scepticisme des propriétaires quant à l’exclusivité des mandats, les professionnels de l’immobilier ont dégoté une nouvelle arme : celle du semi-exclusif. En plus du travail de l’agence, vous êtes alors libre de trouver à titre personnel votre propre acheteur.

Selon les contrats, vous pouvez aussi ou non choisir de confier votre bien à d’autres mandataires de l’immobilier. Votre mandat détermine le montant de la commission que vous êtes tenu de reverser à votre agence principale si vous étiez amené à faire affaire avec un autre professionnel.

Bien que théoriquement libre de démarcher la concurrence, vous vous trouvez en fait redevable de lourdes pénalités financières à son égard si vous vendez finalement votre bien par l’intermédiaire d’un autre mandataire.

Dans d’autres cas, le semi-exclusif va même jusqu’à prendre le visage d’un contrat d’exclusivité pur et dur mais valable auprès d’un réseau d’agences locales avec lesquelles le mandataire a alors conclu une sorte de partenariat.

Votre bien est ainsi mis en vente au sein de ce tissu mais vous êtes empêché d’entamer de quelconques démarches de prospection de votre côté ou de vous approcher d’un autre professionnel extérieur à ce cercle.

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