Améliorer le dynamisme d'une ville

Un an après les mouvements sociaux qui ont troublé la fin d’année 2018, il est temps de faire un état des lieux sur l’activité des centres-villes. Le constat est sans appel : le dynamisme des cœurs de villes est en perte de vitesse. Les raisons sont multiples et il est temps de réagir en mettant en place de nouvelles mesures pour améliorer l’attractivité des centres urbains.

Un dynamisme en baisse dans les centres-villes : quelle analyse ?

Les centres-villes souffrent d’une baisse de dynamisme, en particulier les communes de taille moyenne. En effet entre 2012 et 2018, le taux de vacance est passé de 7,2 % à 11,9 %. Les entrées en magasin sont en baisse de 5 % par an en moyenne, ce dans toutes les typologies de pôles commerciaux à l’exception des boutiques de centre-ville hors centres commerciaux. Dans ces locaux commerciaux situés en plein cœur des villes, le chiffre d’affaires est en baisse annuelle de 1 à 2 %, du fait d’une amélioration du taux de transformation et d’une hausse du ticket moyen.

Plusieurs événements sont en cause dans cette dévitalisation des centres-villes et divisent les acteurs. Ainsi, l’un des arguments non retenus par tous est l’augmentation des surfaces commerciale, qui se fait à une vitesse bien plus rapide que la croissance de la population. De même, l’augmentation des loyers commerciaux, les problèmes d’accessibilité et la mise à disposition de services élémentaires jouent énormément sur le développement commercial d’un secteur.

Comment réagir à la dévitalisation des centres-villes ?

Au cours de ce siècle métropolitain, nous nous attendons également à voir la croissance de la population humaine ralentir. Une nouvelle génération de technologies rendra la vie plus intelligente, les véhicules plus autonomes et le travail plus automatisé. La grande quête de notre temps - faire face au réchauffement planétaire et arrêter le changement climatique - se déroulera tout au long de ce siècle d'urbanisation. Dans quelle mesure nous pouvons utiliser la nouvelle concentration spatiale de personnes et d'activités, combinée à l'apprentissage automatique et aux technologies exponentielles, pour relever les principaux défis de l'inclusion économique et de la durabilité planétaire peut bien dépendre de la performance de nos villes. La question de savoir si les villes européennes disposent des outils et du financement dont elles ont besoin dépendra à son tour de la capacité et de la stabilité de nos systèmes politiques à relever les défis des marchés de capitaux dynamiques, de l'insécurité mondiale, des perturbations géopolitiques et du populisme.

Avec ces impératifs aigus, les villes européennes sont devenues une plate-forme essentielle pour l'action et l'innovation. Nous commençons l'histoire de ces villes en demandant comment elles ont évolué et changé au cours des cinquante dernières années. Quels ont été les ingrédients et les recettes de la transformation urbaine en Europe jusqu'à présent, et quel rôle l'investissement a-t-il joué pour aider nos villes à s'adapter? D'où vient cet investissement transformateur? Et comment le savoir-faire en matière de financement et d'investissement peut-il être appliqué à l'avenir pour aider les villes européennes à faire de ce nouveau trek urbain un succès et un aboutissement?

Face à ce constat préoccupant, de nombreuses municipalités mettent en place des actions concrètes pour inciter les citoyens à se rendre de nouveau et plus fréquemment en centre-ville.

Multiplier les raisons de fréquenter les centres-villes

Réimplantation de médecins en centre-ville, développement de marchés de producteurs, déploiement de halles gourmandes et autres réflexions autour d’activités qualitatives sont autant d’axes visant à faire revenir les citoyens dans les cœurs de ville.

En effet, la première raison de fréquenter un centre-ville est d’y habiter, aussi tenter de dynamiser ces quartiers afin d’en améliorer l’attractivité, principalement pour les familles est une priorité pour les collectivités.

La ville de Châteauroux pour sa part, a mis en place une taxe spécifique sur les logements vacants en centre-ville afin d’inciter les propriétaires à céder ou mettre en location leurs biens immobiliers et leurs locaux commerciaux.

Améliorer l’accessibilité

Les collectivités planchent aussi sur la dimension accessibilité, conscientes des difficultés que peuvent rencontrer les consommateurs pour se rendre en centre-ville. Ainsi, la ville de Laval est en train d’étudier un projet de construction d’un grand parking en centre-ville.
Également, de nombreuses associations de commerçants mettent en place des opérations de gratuité ou de remboursement du stationnement pour les clients des centres-villes.

Intégrer des locomotives commerciales

Les locomotives commerciales sont des enseignes au rayonnement important, auxquelles les collectivités facilitent l’implantation en centre-ville via des conditions privilégiées, afin de ne pas les voir s’implanter en périphérie. Ces grandes marques améliorent ainsi l’attractivité des cœurs de villes, du fait de leur popularité.

Programmer des événements et animations

Lors de l’organisation d’événements et animations en centre-ville, les commerces connaissent une recrudescence de fréquentation. L’animation quotidienne des centres-villes contribue à leur dynamisme et à la fréquentation des différentes enseignes par les riverains et touristes.

Pas besoin pour autant de planifier des événements de l’envergure du Festival d’Angoulême dans chaque municipalité : chasses aux trésors, parcours culturels, marchés de Noël, et bien d’autres animations sont tout à fait adaptées à la revitalisation des centres urbains.

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