Indemnisation par l'État des victimes d'infractions Qui peut l'obtenir ?Toute personne de nationalité française (ou ressortissante d'un pays de l'Union européenne en séjour régulier, ayant été victime d'une infraction. Celle-ci peut avoir été commise en France ou à l'étranger, sauf pour les victimes non françaises, pour lesquelles l'infraction doit avoir été commise sur le territoire français. Les conditions d'indemnisation sont différentes, selon le type d'infractions :
Dans ces cas l'indemnisation peut être rapide et intégrale, déductions faites des sommes versées par la Sécurité sociale, les mutuelles... Les infractions ne doivent pas, par ailleurs, entrer dans le champ d'application du Code des assurances, de la réglementation des accidents de la circulation, et ne doivent pas avoir pour origine un acte de chasse ou de destruction d'animaux nuisibles : pour tous ces cas, il existe en effet déjà une procédure d'indemnisation spécifique. Quels sont les délais ?La demande doit être faite dans les 3 ans qui suivent la date de l'infraction (prolongation possible si la victime a été dans l'impossibilité de présenter sa requête dans les délais) ou dans l'année qui suit la date de la décision définitive du tribunal si un procès a été engagé. Que faut-il faire ?
Le dossier peut être constitué par un avocat. Il est possible de demander une provision en même temps que la requête initiale. Où s'adresser ?A la commission d'indemnisation des victimes d'infractions pénales siégeant au tribunal de grande instance du département. Quel est le montant de l'indemnité ?
Par ailleurs, il faut savoir que l'indemnisation peut être réduite, ou même refusée, s'il y a faute de la part de la victime. Bon à savoir Pour la constitution de son dossier, il est conseillé de s'adresser à l'INAVEM (Institut National d'Aide Aux Victimes), 14, rue Ferrus, 75014 Paris C. pr. pén. : Art. 706-3 et s. ; Loi du 6/7/1990. |