| Elle implique l'opacification, par un produit iodé administré par
voie intraveineuse, de tout le système urinaire : reins, uretère,
vessie et, au cours de la miction, urètre.
L'urographie est donc utile pour le diagnostic d'occlusion d'une
artère rénale (le rein touché ne s'opacifie pas), de tumeur du rein ou
de la vessie, de calcul présent dans le rein ou dans l'uretère ou,
enfin, de malformation des voies urinaires.
L'examen s'effectue en salle de radiographie et ne nécessite pas,
en général, d'hospitalisation.
Le médecin réalise un premier cliché radiographique sans
opacification, puis injecte le produit iodé ; à partir de ce
moment-là, il prend une série de clichés minutés qui permettent de
voir, en suivant la progression du produit, tout d'abord le rein, puis
les uretères. Le malade doit ensuite boire plusieurs verres d'eau,
pour permettre à la vessie de se remplir, ce qui demande une heure ou
deux.
Des radiographies sont alors prises pendant que le malade urine,
allongé sur le côté s'il s'agit d'un homme, ou debout s'il s'agit
d'une femme ; ceci permet de visualiser au mieux l'urètre.
Enfin, un dernier cliché est effectué, après que le malade a vidé
complètement sa vessie aux toilettes, donnant la possibilité de
vérifier qu'il ne reste pas d'urine, ce qui peut arriver en cas de
maladie prostatique.
Cet examen long est parfois désagréable, car il faut se retenir
d'uriner pendant un certain temps et qu'il peut être gênant d'uriner
devant le médecin. Enfin, l'injection du produit iodé entraîne une
sensation normale et fugace de chaleur intense se diffusant dans tout
le corps.
Il ne faudra pas oublier de signaler à l'avance au médecin une
éventuelle allergie à l'iode, car un tel cas nécessite une préparation
spéciale à effectuer pendant deux à trois jours avant l'examen ainsi
que le jour même.
Contre-indiquée en cas de grossesse, l'urographie ne sera
effectuée, chez les femmes, que dans les dix premiers jours du cycle
menstruel. |