Qui peut l'obtenir ?
Toute personne répondant aux conditions suivantes :
- Être âgé d'au moins 25 ans ou assumer la charge d'un ou
plusieurs enfants ou attendre un enfant à naître.
À noter : les enfants placés à l'aide sociale à
l'enfance sont considérés comme à charge si les parents continuent
de recevoir des prestations familiales.
- Résider en France (aucune durée de résidence n'est fixée ;
toutefois, les étrangers devront fournir une carte de résident ou
une carte de séjour et de travail de 3 ans).
- Ne pas être élève, étudiant ou stagiaire (à moins que la
formation suivie soit considérée comme une « activité d'insertion
»).
- Disposer de ressources inférieures à un plafond. On compte
l'ensemble des ressources du foyer, c'est-à-dire :
- salaires, pensions, avantages en nature (les libéralités et
aides financières versées par des personnes privées n'entrent
dans le calcul des ressources que si une décision de justice
l'impose) ;
- allocations de chômage ;
- prestations familiales, à l'exception d'une partie des aides
au logement et de certaines prestations comme l'allocation de
rentrée scolaire, l'allocation d'éducation spéciale, la
majoration pour tierce personne, l'allocation pour jeune enfant
(versée du 4ème mois de la grossesse jusqu'au mois de
naissance), la majoration pour âge des allocations familiales
...
L'allocation spécifique d'attente n'entre pas dans le calcul
des ressources.
- Faire valoir ses droits aux prestations sociales, en
particulier ses droits à la retraite, si l'on remplit les
conditions.
- S'engager à participer aux actions d'insertion sociale dans
les 3 mois du versement des allocations.
A signaler : une personne à laquelle le bénéfice des
allocations de chômage a été supprimé, et qui ne peut prétendre à un
revenu de substitution, est - sous réserve de remplir les autres
conditions -, admissible au RMI.
Voir le montant.
Quels sont les avantages ?
- Participation à des « activités d'insertion » en vue d'une
réinsertion sociale ; celles-ci seront adaptées à la situation du
bénéficiaire. Exemple : stages de formation ou de réadaptation au
travail, activités contre l'illettrisme, contre l'alcoolisme,
apprentissage de la gestion d'un budget familial... ;
- Allocation d'un montant égal à la différence entre le montant du
plafond de ressources et l'ensemble des revenus : ainsi le
bénéficiaire disposera, en comptant ses ressources propres et
l'allocation, d'un revenu minimum égal au plafond de ressources ;
- Droit à l'assurance accidents du travail, lorsque le
bénéficiaire participe à une activité d'insertion ;
- Exonération de la taxe d'habitation.
Quelle en est la durée ?
L'allocation est versée pour une durée initiale de 3 mois. Le
droit à l'allocation est ensuite prorogé pour une durée de 3 mois à
1 an.
À noter : il n'est pas possible de céder ou de saisir le
RMI.
Que faut-il faire ?
Adresser (personnellement, ou par l'intermédiaire de n'importe
quelle personne) une demande auprès :
- des centres communaux ou intercommunaux d'action sociale ;
- ou du service départemental d'action sociale ;
- ou des organismes à but non lucratif agréés par le préfet.
Toutes ces adresses peuvent être obtenues en téléphonant à la
mairie.
Souscrire l'engagement, en signant un « contrat d'insertion », de
participer aux activités qui seront proposées.
À signaler : les personnes sans domicile fixe doivent
aussi se faire domicilier auprès d'un organisme agréé par le préfet.
Cumul RMI /Allocation spécifique d'attente (ASA)
Tout chômeur âgé de moins de 60 ans ayant cotisé 160 trimestres
au titre de l'assurance vieillesse, qui ne bénéficie d'aucune
retraite à taux plein et perçoit le RMI peut prétendre à une
allocation spécifique d'attente à partir du 1er jour du mois civil
au cours duquel il a droit au RMI.
A noter : le conjoint ou le concubin d'un allocataire RMI,
pris en compte pour la détermination du montant du RMI, peut
bénéficier de l'ASA s'il remplit par ailleurs les conditions
d'attribution de cette allocation.
La demande de paiement doit être présentée dans les 2 ans à
partir du jour où l'intéressé peut y prétendre. Cette allocation est
versée par l'organisme qui verse déjà la précédente allocation, à
savoir soit la CAF, soit la caisse de mutualité sociale agricole.
Son montant, variable, dépend des revenus perçus précédemment et
doit assurer un revenu minimum mensuel.
A noter : l'ASA n'est plus versée lorsque le droit au RMI
est interrompu, suspendu, définitivement arrêté ou lorsque le
bénéficiaire a droit à une pension de vieillesse à taux plein, soit
au plus tard à 65 ans.
Bon à savoir
Afin d'encourager les bénéficiaires du RMI à reprendre une activité
rémunérée il est possible de cumuler le RMI avec les revenus d'une
activité, qu'elle soit, ou non, salariée, intégralement pendant les 3
premiers mois puis partiellement du 4è au 12ème mois.
A l'issue de ces 12 mois, si moins de 750 heures ont été
travaillées, le préfet peut décider de prolonger le cumul jusqu'à
atteindre 750 heures.
C. trav : Art L. 351-10-1 ; Loi du 1/12/1988 ; Loi du 29/7/1992 ;
Décret 12/6/1998
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