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Revenus exceptionnels ou différés

Pour atténuer la rigueur de la progressivité de l'impôt , un système de quotient a été institué à l'égard des revenus exceptionnels ou différés.

Quels sont les revenus concernés ?

Revenus exceptionnels

L'administration en donne elle-même la définition : ce sont des revenus qui, par leur nature, ne sont pas susceptibles d'être recueillis annuellement. Exemples : indemnité de pas-de-porte perçue par un propriétaire, plus-value sur cession de fonds de commerce, indemnités de rupture du contrat de travail (indemnité de licenciement , indemnité de départ à la retraite...), plus-value imposable sur la vente d'un appartement, etc.

Revenus différés

Ce sont des revenus qui, par suite de circonstances diverses, correspondent à une période de plusieurs années et qui sont perçus en une seule fois. Exemples : rappels de salaires ou de pensions, loyers ou intérêts en retard, etc.

 


Quels sont les avantages ?

Depuis 1993, l'ancien système de l'étalement est remplacé par le système du quotient : l'impôt résultant du revenu exceptionnel ou différé est payé en une seule fois, au titre de l'année de perception du revenu (le nouveau système est donc plus simple, puisqu'il supprime les rappels sur les trois années précédentes), mais son montant sera égal à quatre fois celui de l'impôt supplémentaire qui correspond au revenu " normal " majoré du quart du revenu exceptionnel ou différé.

 

    Exemple : un couple marié avec deux enfants dispose en 1999 d'un revenu imposable de 220 000 F et perçoit cette même année un revenu exceptionnel de 240 000 F.

    Impôt normal avec trois parts sur le revenu imposable 1999 : 23 640 F.

    Division par 4 de revenu exceptionnel : 240 000 F : 4 = 60 000 F.

    Impôt sur le revenu normal augmenté de ce quart soit sur 280 000 F = 38 718 F.

    Supplément d'impôt résultant du quart du revenu exceptionnel : 38 718 - 23 640 = 15 078 F

    Impôt total au titre du revenu exceptionnel : 15 078 x 4 = 60 312 F.

    Impôt total dû en 1999 : 23 640 F + 56 312 F = 79 952 F

    Si ce système n'avait pas été appliqué, le revenu imposable aurait été de 220 000 F + 240 000 F = 460 000 F et l'impôt correspondant de 110 482 F.

Le système du quotient permet donc de ne faire jouer l'effet marginal du barème progressif (c'est-à-dire l'imposition du revenu exceptionnel ou différé au taux de la tranche la plus élevée) que sur le quart seulement du revenu exceptionnel ou différé.


Que faut-il faire ?

Adresser une demande, sous la forme d'une note jointe à la déclaration annuelle des revenus. Cette note à laquelle doivent être annexés tous les justificatifs utiles donne le détail des revenus exceptionnels ou différés et leur origine.

Bon à savoir
Pour bénéficier de ce système, les revenus exceptionnels doivent dépasser la moyenne des revenus sur lesquels le contribuable a été imposé au titre des trois dernières années (à l'exception des primes de mobilité des salariés et des indemnités de rupture du contrat de travail, dont le montant peut être plus élevé).

Les revenus différés peuvent, quant à eux, en bénéficier quel que soit leur montant.

Les contribuables qui ont touché des indemnités de départ volontaire à la retraite, de mise à la retraite ou de départ en préretraite peuvent choisir, sur demande, le système plus avantageux de l'échelonnement des revenus exceptionnels sur 4 ans : l'année de perception du revenu et les trois années suivantes.

C.G.I. : Art. 163 OA.