Le règlement amiable des litiges
Avant d'entamer une procédure judiciaire longue et coûteuse, il est
toujours préférable de tenter de régler les litiges à l'amiable. Les
conciliateurs de justice et le médiateur de la République aident les
citoyens dans ces démarches.
1 - Conciliateur de justice
quel est son rôle ?
faciliter en dehors de toute procédure judiciaire, le règlement amiable
des différends entre particuliers. Il doit arriver à convaincre les
personnes en présence. Il ne peut pas trancher un litige ni imposer une
décision.
Quand intervient-il ?
- Il intervient lorsqu'un demandeur le sollicite.
A noter : son intervention est gratuite et il est tenu à
l'obligation du secret.
Comment le saisir ?
Il faut le contacter par téléphone, par courrier, ou en se rendant à sa
permanence. Pour connaître les coordonnées du conciliateur dont on dépend,
il faut s'adresser à la mairie ou au tribunal d'instance qui en détient la
liste.
Il est également possible de contacter directement l'association des
Conciliateurs de France : 78 av. Joseph Bougeouret 06140 Vence.
Comment se déroule la procédure ?
- Le conciliateur contacte les différents intervenants pour connaître
les arguments en présence. Ils peuvent se faire assister ou représenter
par un conseil.
Si l'affaire le nécessite, le conciliateur peut suggérer le recours à un
expert (qui sera payé par les parties).
Il peut entendre toutes les personnes dont l'audition lui paraît utile.
Leurs déclarations ne sont pas recueillies sous serment.
- Le conciliateur propose ensuite une suggestion de conciliation
Si elle est acceptée, la conciliation est réalisée. Un constat
d'accord est signé. Un exemplaire est remis à chaque intéressé ; le
duplicata est déposé au secrétariat du greffe du tribunal d'instance.
A noter : la rédaction d'un constat est obligatoire lorsque la
conciliation entraîne pour l'une des personnes en cause la renonciation
à un droit. Ce constat n'a pas la valeur d'un jugement : il n'y a aucune
obligation d'en tenir compte. Si une partie veut donner force exécutoire
à l'accord, elle doit saisir le juge d'instance.
En cas d'échec de la conciliation ou de non-respect de l'accord il
faut introduire une action en justice.
Bon
à savoir
Le recours au conciliateur ne suspend pas les délais de recours ou de
prescription.
Pour les différends entre les particuliers et les administrations, on peut
s'adresser au médiateur.
Décrets du 20/3/1978, 18/6/1981 et 25/2/1993.
2 - Médiateur
Quels sont les avantages ?
Le médiateur de la République est l'équivalent des conciliateurs pour
les conflits entre administration ou service investi d'une mission de
service public (mairie, Assedic... ) et particuliers.
Il se charge de régler les différends qui n'ont pu aboutir par un
arrangement.
Il peut même adresser à l'administration une injonction de se conformer
à une décision de justice et proposer la modification de certains textes.
Qui peut en bénéficier ?
Les personnes en conflit avec un service administratif lors du mauvais
fonctionnement d'un service, d'une décision inéquitable ou du refus
d'exécution d'une décision de justice.
Il faut avoir épuisé tous les recours habituels et s'être
heurté à un refus de l'administration en cause avant de saisir le
Médiateur.
Que faut-il faire ?
- Écrire une lettre à son député ou sénateur en lui exposant sa
situation vis-à-vis de l'administration et en lui demandant expressément
l'intervention du médiateur. On ne peut, en effet, s'adresser
directement à ce dernier. Seuls les parlementaires peuvent saisir de
leur propre chef le Médiateur d'une question relevant de sa compétence.
- Les correspondants du Médiateur assurent une permanence en
préfecture. Ils fournissent informations et conseils et peuvent aider à
la constitution d'un dossier et régler directement les affaires les plus
simples.
Le médiateur peut s'auto saisir de toute question lui paraissant
justifier une réforme, indépendamment de toute réclamation des usagers.
Quels sont les frais ?
Gratuit.
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