| Certaines charges supportées par le contribuable
permettent d'obtenir une diminution de l'impôt sur le revenu
normalement exigible.
Les réductions d'impôts s'imputent après application de la décote .
Frais de garde des jeunes enfants
Montant de
la réduction
Réduction d'impôt égale à 25 % des sommes dépensées pour la garde
d'enfants âgés de moins de 7 ans (au 31 décembre de l'année
d'imposition) par les contribuables vivant seuls ou les ménages
travaillant tous les deux au moins à mi-temps (à moins qu'ils ne
puissent exercer un emploi du fait d'une longue maladie, d'une
infirmité ou de la poursuite d'études supérieures).
Maximum des dépenses prises en compte : 15 000 F par an et par
enfant (soit une réduction maximale de 3 750 F).
Attention : cette réduction est réservée à la garde hors
du domicile de l'enfant : enfant gardé dans un établissement
(crèche, garderie y compris pendant le temps scolaire, centre de
loisirs) ou par une assistante maternelle agréée. Dans ce dernier
cas, le montant des frais sur lequel s'applique la réduction est le
salaire net versé à l'assistante, plus les éventuelles cotisations
sociales, moins l'allocation versée au titre de l' aide à
l'emploi d'une assistante maternelle agréée . Pour les gardes à
domicile, c'est la réduction pour l'emploi d'un salarié à domicile,
plus avantageuse, qui s'applique.
Justificatifs à fournir
Pour l'emploi d'une assistante maternelle : produire l'attestation
établie à son nom par la caisse d'allocations familiales, en annexe
à la déclaration annuelle de revenus;
Pour les frais engagés lors de la mise en garderie pendant la
période scolaire et en centre de loisirs, demander à la mairie
d'établir un relevé des sommes versées en cours d'année.
Frais de scolarité des enfants
Les contribuables ayant des enfants à charge (enfants pris en
compte de plein droit pour l'application du quotient familial ou
enfants rattachés) poursuivant des études secondaires ou
supérieures, y compris par l'intermédiaire du centre national
d'enseignement à distance (CNED), durant l'année scolaire en cours
au 31 décembre de l'année d'imposition, bénéficient d'une réduction
d'impôt égale à :
Si l'enfant est en apprentissage ou en contrat de formation, la
réduction d'impôt ne s'applique pas.
Il n'est désormais plus nécessaire de produire un certificat de
scolarité pour bénéficier de la réduction d'impôt mais il faut
indiquer sur la déclaration de revenus les nom et prénoms de
l'enfant, le nom de l'établissement scolaire et la classe fréquentée
ou le nom de l'établissement supérieur dans lequel il est inscrit.
À signaler : les personnes non imposables, qui ne peuvent
donc pas bénéficier de cet avantage, peuvent, sous certaines
conditions, bénéficier de l'allocation de rentrée scolaire.
Emploi d'un salarié à domicile
Réduction égale à 50 % des frais d'emploi, dans la limite de 45
000 F (soit une réduction maximale de 22 500 F) pour les
contribuables qui ont recours à un salarié à domicile, à temps
complet ou partiel, pour les aider dans leurs tâches familiales ( Chèque
emploi service).
Le plafond des dépenses est fixé à 90 000 F (soit 45 000 F
maximum de réduction) pour les personnes gravement handicapées
titulaires d'une carte d'invalidité qui ont besoin de l'assistance
d'une tierce personne.
Ce plafond de 90 000 F peut s'appliquer pour l'imposition des
revenus de l'année au cours de laquelle les contribuables ont
demandé leur carte d'invalidité à la mairie de leur domicile.
Le salarié (femme de ménage, garde d'enfant, garde malade,
jardinier...) peut être employé directement par le contribuable, par
une association agréée (association de services aux personnes ou
association intermédiaire proposant des services aux personnes), par
un organisme à but non lucratif ayant pour objet l'aide à domicile
et habilité au titre de l'aide sociale ou conventionné par la
Sécurité sociale ou par une entreprise de service habilitée.
Le salarié peut être aussi employé au domicile d'un ascendant qui
bénéficie de la prestation spécifique dépendance. Le contribuable ne
peut pas cumuler cette réduction avec la déduction d'une pension
alimentaire versée aux ascendants. Il doit opter pour l'une ou
l'autre chaque année.
Le montant des frais sur lequel s'applique la réduction est le
total des dépenses (salaire net, cotisations sociales, frais de
gestion dus à une association agréée), déduction faite des diverses
allocations versées au titre de l'aide à domicile (allocation
représentative de services ménagers, prestation de garde à domicile
des personnes âgées...).
On ne peut pas employeur un "homme à tout faire" dans n'importe
quelles conditions : on peut avoir recours à cette personne pour des
prestations courtes, occasionnelles, qui ne demandent pas de
qualification, et à condition de ne pas dépasser 2 heures par
prestation. leur montant est limité à 2 500 F par an et par foyer
fiscal. Elles donnent lieu à la réduction fiscale si elles sont
réalisées dans le cadre d'un abonnement souscrit auprès d'une
association ou d'une entreprise agréée.
Attention : la limite de 45 000 F ou de 90 000 F
s'applique quel que soit le nombre de salariés.
Frais d'hébergement des personnes âgées
Les contribuables quel que soit leur âge bénéficient d'une
réduction d'impôt égale à 25 % des frais d'hébergement (logement,
repas, entretien), à l'exclusion des dépenses de soins, limités à
15 000 F (soit une réduction maximale de 3 750 F), dans un
établissement de long séjour ou une section de cure médicale
(établissements hospitaliers publics ou privés, établissements
sociaux " médicalisés " : maisons de retraite, logements foyers ou
maisons d'accueil pour personnes âgées dépendantes).
La réduction peut être accordée aux personnes seules et aux
couples mariés dont les deux conjoints (et non plus un seul) sont
hébergés.
À signaler : en cas de décès de l'un des conjoints, le
conjoint survivant peut bénéficier de la réduction, pour la période
allant de la date du décès jusqu'au 31 décembre de l'année suivant
celle du décès.
Cette réduction peut se cumuler avec celle prévue pour l'emploi
d'un salarié à domicile (voir plus haut), ce qui permet de
bénéficier, dans ce cas, d'une réduction totale maximale de 25
750 F.
Cotisations syndicales
Les salariés dont les frais professionnels sont déduits de
manière forfaitaire (l'abattement normal de 10 %) et les pensionnés
bénéficient d'une réduction d'impôt.
Elle est égale à 30 % du montant des cotisations syndicales
versées, dans la limite de 1 % des rémunérations perçues.
Dons
Les dons peuvent être versées à des oeuvres à caractère
philanthropique, éducatif, scientifique, social, humanitaire,
sportif, familial, culturel ou concourant à la mise en valeur du
patrimoine artistique, à la défense de l'environnement naturel ou à
la diffusion de la culture, de la langue et des connaissances
scientifiques françaises mais aussi aux établissements
d'enseignement supérieur ou artistique publics ou privés à but non
lucratif et agréés, à la Fondation du patrimoine , aux associations
ayant pour seul objet de favoriser la cr»ation d'entreprises, aux
associations de financement des partis politiques ou des campagnes
électorales. aux partis et groupements politiques. Dans ces derniers
cas, sont également prises en compte les cotisations.
Pour la déclaration faite en 2000, la réduction est égale à 50 %
des sommes versées, dans la limite de 6 % du revenu imposable.
Cas particulier : les contribuables ayant effectué
des versements pour la fourniture gratuite de repas à des personnes
en difficulté et le logement des déshérités bénéficient d'une
réduction de 60 % du montant des dons, limités à 2070 F. Sur la
partie des dons supérieure à 2 070 F, c'est la réduction normale de
50 % qui s'applique.
Cette mesure s'applique aussi aux dons versés aux associations
fournissant des soins gratuits en France et à l'étranger.
Souscription au capital des PME-PMI
Tout
contribuable souscrivant en numéraire au capital d'une PME ou
d'une PMI entre le 1/1/94 et le 31/12/2001 peut bénéficier d'une
réduction d'impôt égale à 25% de la souscription à condition :
Tout
contribuable souscrivant des parts de fond commun de placement
dans l'innovation entre le 1/1/97 et le 31/12/2001 peut bénéficier
d'une réduction d'impôt égale à 50 % de la souscription, s'il :
s'engage à
les conserver pendant au moins 5 ans;
ne détient pas
(lui et sa famille) plus de 10 % des parts de fond et plus de 25
% des droits dans les bénéfices des sociétés dont les titres
figurent à l'actif du fond.
A signaler : les réductions d'impôt font l'objet
d'une reprise l'année au cours de laquelle le contribuable cesse
de remplir les conditions ci-dessus (sauf en cas de licenciement,
d'invalidité ou de décès de l'un des conjoints).
Les versements
sont limités à :
37 500 F
pour les contribuables célibataires, veufs ou divorcés;
75 000 F pour
les contribuables mariés.
Ces montants sont doublés pour ceux qui investissent entre le
1/1/97 et le 31/12/2001 dans des parts de FCP dans l'innovation.
À signaler : on peut également déduire les pertes en
capital pour les sociétés constituées depuis le 1/1/94 : la
déduction est égale au montant de la souscription, dans la limite
annuelle de 200 000 F pour les couples mariés et de 100 000 F pour
les autres personnes.
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