L'action
en recherche de paternité
Lorsqu'un homme refuse de reconnaître un enfant comme le sien, une
action de recherche en paternité peut être engagée par la mère ou par
l'enfant.
Que faut-il faire ?
- S'adresser au tribunal de grande instance.
- Fournir toutes les preuves possibles de la paternité de la personne
poursuivie en prouvant l'existence de relations intimes avec le père
pendant la période de conception de l'enfant (180 à 300 jours avant la
naissance). Cette preuve doit être apportée par des présomptions ou des
indices graves (témoignages, lettres du père, etc.).
Si le père présumé prouve par tous moyens que sa paternité est
impossible (exemples : stérilité, éloignement, examen du sang), la
procédure échoue.
Cette procédure est donc délicate, longue et coûteuse. Le recours à
un avocat est obligatoire.
Elle doit être engagée dans les 2 ans qui suivent la naissance de
l'enfant. En cas de concubinage entre le père et la mère ou si le père
entretenait l'enfant, l'action peut être engagée dans les 2 ans qui ont
suivi la fin de ces faits.
Si la mère n'a rien fait pendant la minorité de l'enfant, celui-ci
peut entamer une action en recherche de paternité dans les 2 ans qui
suivent sa majorité.
Quels sont les avantages ?
Le père peut être condamné à verser des dommages-intérêts, une
pension alimentaire , ainsi qu'à rembourser les frais de maternité et
d'entretien de la mère pendant les 3 mois qui ont précédé et les 3 mois
qui ont suivi la naissance de l'enfant.
Le juge statue aussi sur l'attribution du nom de l'enfant et de
l'autorité parentale .
Bon à savoir
Si cette procédure échoue ou si la mère ne désire pas que le père
reconnaisse l'enfant mais qu'il lui verse seulement un dédommagement
pécuniaire, elle peut entamer une action à fin de subsides et ce,
pendant toute la minorité de l'enfant.
C. civ. : Art. 340 à 341.
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