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en perspective. La solution ? Partager à plusieurs un grand appartement et
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Locataires pluriels
Une colocation,c'est quand un appartement est
partagé par plusieurs locataires,dont chacun a son nom sur le bail. Le bailleur
est donc au courant et accepte la situation.
Si il n'y a qu'un seul nom sur le bail,il
s'agit d'une sous-location ou d'une cession de bail,des procédés qui peuvent
être interdit. La sous-location est possible,mais elle est réglementée.
Si votre nom n'est pas sur le bail,vous êtes de
fait hébergé par le locataire. Cette situation a des avantages. Vous pouvez
quitter le logement du jour au lendemain,vous n'êtes pas tenu de payer quoi que
ce soit,ni d'être solidaire du locataire. En revanche,le locataire peut vous
demander de quitter le logement quant il le veut. Vous risquez de ne pas avoir
de responsabilité civile,car vous ne bénéficiez pas de l'assurance multirisque
habitation du logement,puisque légalement,vous n'y habitez pas.
Solidarité
La clause de solidarité est un élément
essentiel dans le bail d'une colocation. Elle permet au propriétaire d'exiger à
n'importe quel colocataire,ou à sa caution,de verser la totalité d'une somme
impayée (le loyer,une réparation....). Si cette clause n'est pas signée,il ne
peut pas réclamer la totalité de la somme à un colocataire,mais uniquement ce
que chacun doit.
Par exemple,si votre colocataire ne paye plus
son loyer et que vous êtes solidaire,le propriétaire peut se retourner contre
vous pour le paiement de la part manquante. Si vous n'êtes pas solidaire,vous ne
devez payer que votre part. Le propriétaire ne peut poursuivre que le locataire
fautif.
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Nous vous souhaitons une bonne colocation et plein de bonnes
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Textes extraits
de l'ouvrage
"La Colocation : un mode de vie à organiser"
et rédigés par Alain Papadopoulos, fondateur d'Universimmo.com
Colocation
ou sous-location?
Avec la vogue de la
colocation semble aussi se répandre une autre forme de partage
d'un logement loué ou d'une maison : la sous-location! Plus facile
à mettre en oeuvre que la souscription dès le départ d'un bail à
plusieurs, elle n'est pas sans dangers.
En général proposée de manière informelle sans bail ni quittances
- et pour cause : le contrat du locataire qui la propose
l'interdit presque toujours sous peine de résiliation -, elle
constitue une grande partie des offres de colocation proposées sur
les sites spécialisés, avec toutefois un inconvénient majeur pour
le ou les sous-locataires : l'impossibilité de demander
l'allocation logement ou un "Loca-pass", sans compter les risques
des contrats non écrits et des règlements de la main à la main...
Deux
situations juridiques radicalement différentes...
Offreurs et demandeurs de
partage d'un logement loué ne font pas forcément la différence,
mais elle est pourtant de taille! La colocation consiste à
souscrire conjointement un bail à plusieurs avec un propriétaire,
tous les "colocataires" figurant en tant que "copreneurs sur le
contrat, alors que la sous-location consiste pour un locataire,
seul titulaire du bail, à consentir lui-même une location à un ou
plusieurs autres occupants d'une partie du logement loué.
La sous-location peut évidemment aussi s'envisager entre plusieurs
vrais colocataires, signataires du bail, et un ou plusieurs
sous-locataires avec qui ils ont envie de partager les locaux et
le loyer...
Les sous-locataires n'ont de lien qu'avec le ou les locataires en
titre - appelé(s) locataire(s) principal(aux) - et ne connaissent
pas le propriétaire, ni ne sont connus de lui, et ce pour une
raison bien simple : les baux d'habitation comportent pratiquement
toujours une clause interdisant la sous-location sans accord
exprès du bailleur!
On pourrait imaginer que les "sous-loueurs" prennent la précaution
de demander l'autorisation du propriétaire, mais cette prudence
semble loin d'être entrée dans les moeurs! Il est vrai que
demander l'autorisation fait courir un double risque : celui
d'essuyer un refus (les propriétaires n'aiment pas la
sous-location qui leur fait perdre d'une certaine manière le
contrôle sur leurs locataires), et pour ceux qui passeraient outre
d'éveiller le soupçon et risquer de se faire prendre...
Or, théoriquement au moins, la sanction est sévère : ni plus ni
moins que la résiliation du bail!
Pas vu, pas
pris !
Sauf pour quelques juristes
aux principes arrêtés, la sous-location relève plus de
l'arrangement discret que du contrat pointilleux ; et il est vrai
que cela se comprend : il n'est pas simple en effet pour un
propriétaire, même s'il n'est pas dupe, de faire la différence
entre amis ou parents hébergés, voire petits amis et concubins
installés, et de vrais sous-locataires payants!
Rappelons que rien n'interdit à un locataire d'inviter ou
d'installer chez lui qui il veut, de lui permettre d'y élire
domicile (avec son nom sur la boîte aux lettres et l'interphone),
et même de l'admettre à partager les frais, à condition que cette
invite ne prenne pas la forme du paiement d'un loyer. La nuance
est si subtile que seule une reconnaissance par le sous-locataire
de l'existence d'un contrat tacite ou explicite de sous-location
peut permettre au propriétaire d'apporter la preuve de
l'infraction au clauses du bail...
Les
inconvénients de la clandestinité
Même si les risques d'être
démasqués sont faibles, la sous-location "sauvage" n'est pas, pour
les "loueurs" comme pour les sous-locataires, sans quelques
inconvénients. Pour les sous-locataires, la principale limitation
vient de l'absence de bail écrit : sans accord du propriétaire, le
locataire principal évite naturellement, sauf à prendre des
risques inconsidérés, de donner toute trace écrite de
l'arrangement ! Or, sans justification d'un bail, le
sous-locataire n'a accès à aucune des aides au logement
disponibles, que ce soit l'allocation logement, le "Loca-pass",
les aides locales ou même les aides d'entreprise...
Le fait de ne pas disposer de quittances de loyer peut aussi être
gênant quand il s'agira de faire acte de candidature pour une
location ultérieure.
Par ailleurs, l'absence d'accord du propriétaire rend la location
totalement précaire : le sous-locataire ne peut prétendre faire
valoir un titre d'occupation que pour autant que celui qui le lui
aurait concédé avait le pouvoir de le faire ! La non vérification
de ce pouvoir constitue pour le locataire une faute l'empêchant
dans la pratique d'exercer les droits dont bénéficient les autres
locataires!
Même problème en cas de départ inopiné - ou de décès - du
locataire principal : le sous-locataire ne peut faire valoir un
droit au transfert du bail qu'en arguant d'un concubinage
notoire...
Mais cette situation a aussi un côté positif : elle confère au
sous-locataire entière liberté de quitter le logement quand bon
lui semble sans préavis ni indemnité d'aucune sorte!
Pour le locataire principal, la situation ne manque pas non plus
de dangers : outre les risques qu'une découverte éventuelle de la
sous-location fait peser sur la pérennité du bail, le "sous
loueur"
se prive, sans autorisation expresse de sous-louer, des droits
normaux du bailleur à commencer par celui de percevoir les loyers
! Il est en fait privé de tout fondement contractuel pour
poursuivre en recouvrement ou en expulsion, et se trouve soumis au
bon vouloir du locataire, y compris s'il veut donner lui-même
congé : le départ du sous-locataire est une condition de la
libération des lieux et il ne dispose d'aucun moyen légal de
coercition si celui-ci ne veut pas obtempérer de bonne grâce!
Inutile de dire qu'en cas de mésentente, voire de conflit ouvert
avec le sous-locataire, le locataire principal dans l'illégalité
s'expose sans défense au chantage à la dénonciation et ne peut
trouver le salut que dans les ressources de ses talents de
négociateur...
Un revenu
défiscalisé pour les locations meublées
Une consolation pour le "sous
loueur"
qui prend la précaution de sous-louer en meublé : les loyers
perçus sont exonérés d'impôt sur le revenu (au titre des BIC) si
le sous-locataire fait des pièces louées sa résidence principale
et si "le prix de location demeure fixé dans des limites
raisonnables" (article 35 bis du CGI)...
Par contre, en cas de sous-location nue, les loyers perçus
constituent des revenus fonciers dont ne peut être déduit le loyer
payé au propriétaire...
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