Quotient familial
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Le système du quotient familial a pour objet
d'aménager le calcul de l'impôt sur le revenu en fonction de la
situation et des charges familiales de chaque contribuable.
Qu'appelle-t-on quotient familial ?
L'impôt sur le revenu est établi par foyer fiscal. Le système du
quotient familial consiste à diviser le revenu imposable du
contribuable en un certain nombre de parts en fonction de sa
situation de famille (célibataire, marié, partenaire d'un pacte
civil de solidarité,divorcé) et du nombre de personnes qui sont à sa
charge.
Entrent en compte dans ces calculs :
les enfants
mineurs célibataires ;
les enfants
mineurs recueillis au foyer (sauf si les familles reçoivent des
subsides, en contrepartie) ;
les enfants
infirmes quel que soit leur âge ;
les enfants
majeurs célibataires qui demandent leur rattachement au foyer
fiscal de leurs parents à condition qu'ils aient :
coopération ou en tant qu'objecteurs de conscience ;
toute personne
titulaire de la carte d'invalidité quel que soit son âge vivant
avec le contribuable.
A noter: les partenaires d'un pacte civil de solidarité
font l'objet d'une imposition commune pour les revenus de l'année
du troisième anniversaire de l'enregistrement de ce pacte. Les
personnes ayant conclu un PACS en 1999 pourront faire une
déclaration commune en 2003.
Comment calcule-t-on le nombre de parts ?
Cas général
- Les personnes sans enfant :
célibataires, divorcées ou veuves ont 1 part,
mariées ont 2
parts.
- Les personnes ayant 1 ou plusieurs enfants :
Chaque enfant à partir du 3e donne droit à 1 part supplémentaire,
quelle que soit la situation du contribuable (Voir cette page pour
déterminer votre quotient familial)
Cas particuliers
- Les célibataires, divorcés, séparés ou veufs sans charges
de famille, bénéficient d'1/2 part supplémentaire s'ils sont
dans un des cas suivants :
Limites de
l'avantage)
être titulaire
soit d'une pension d'invalidité pour accident de travail de 40 %
au moins, soit d'une pension militaire pour invalidité de 40 %
(même si elle porte la mention " hors guerre ") au moins, d'une
pension de veuve ou de victime de guerre, soit de la carte
d'invalidité des aveugles et grands invalides civils. En cas
d'invalidités multiples ou successives provenant d'accidents du
travail ou de maladies professionnelles, les taux peuvent se
cumuler pour atteindre le taux de 40 %, mais les taux
d'invalidité militaire et celle résultant du travail ne peuvent
pas se cumuler.
Les invalides (pour connaître les conditions
d'invalidité précises, voir alinéa précédent) bénéficient de :
célibataires, divorcés, séparés ou veufs, avec au moins 1 enfant
à charge : 1/2 part supplémentaire,
mariés : 1/2
part supplémentaire (une part entière si les 2 conjoints sont
invalides).
Les contribuables âgés de plus de 75 ans (quelle que
soit leur situation de famille), sans charges de famille,
titulaires de la carte du combattant ou bénéficiaires d'une
pension versée en application des dispositions du code des
pensions militaires d'invalidité et victimes de guerre, quel qu'en
soit le montant, ont droit à 1/2 part supplémentaire (si les 2
conjoints répondent aux 2 conditions, la majoration reste limitée
à 1/2 part). Cette 1/2 part supplémentaire n'est cumulable, ni
avec celle accordée aux ménages d'invalides, ni avec celle
accordée aux célibataires, divorcés, séparés ou veufs n'ayant pas
de charges de famille.
Les veuves de ces mêmes personnes bénéficient également de
cette 1/2 part, si elles sont elles-mêmes âgées de plus de 75 ans.
Les contribuables ayant un enfant à charge infirme
(majeur ou mineur) titulaire de la carte d'invalidité bénéficient
d'1/2 part supplémentaire.
Limites de l'avantage
La réduction d'impôt résultant de l'application du quotient
familial est plafonnée pour chacune des demi parts qui s'ajoutent au
quotient familial de base, soit 1 part pour les célibataires veufs
ou divorcés, 2 parts pour les contribuables mariés.
Ce plafond est fixé à 11 060 F par 1/2 part pour les revenus de
1999 dépassant un certain niveau. Compte tenu de la diversité des
cas (célibataires, divorcés, veufs avec ou sans enfants à charge,
ayant plus ou moins de 27 ans, invalides ou non, mariés...), il est
conseillé de se renseigner auprès de son centre des impôts afin de
connaître le plafond de revenus dont chacun peut bénéficier.
- Pour les contribuables célibataires, divorcés ou séparés ne
vivant pas en concubinage, le plafond de l'avantage lié au premier
enfant à charge est de 20 370 F.
- Pour les contribuables célibataires, divorcés, séparés ou
veufs, sans personne à charge, ayant élevé un ou plusieurs enfants
et bénéficiant d'une demi part supplémentaire, le plafond de
l'avantage en impôt est limité à 6 130 F si le dernier enfant
(vivant ou décédé) est ou aurait été, au 31 décembre de l'année
d'imposition, âgé d'au moins 27 ans.
- Pour la ou les demi parts supplémentaires accordées aux
contribuables invalides ou ayant à charge des personnes invalides,
aux anciens combattants et aux personnes seules ayant élevé un ou
plusieurs enfants dont le dernier a moins de 27 ans au 31/12/99,
le plafond de l'avantage fiscal est de 16 470 F par demi part.
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Bon à savoir
Les enfants mariés peuvent demander à être rattachés au foyer
fiscal des parents de l'un ou de l'autre des conjoints à condition :
- d'être âgés de moins de 21 ans,
- d'être âgés de moins de 25 ans pour les étudiants,
- sans limite d'âge s'ils accomplissent leur service national.
Ce rattachement n'entraîne pas une augmentation du quotient
familial comme pour les enfants célibataires mais un abattement sur
le revenu imposable du contribuable.
Cet abattement est égal à 20 480 F par personne prise en charge.
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| C.G.I. : Art. 194 s., Loi de finances 2000. |
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