Priorité d'emploi aux handicapés et mutilés
Afin de favoriser l'insertion des handicapés dans le milieu du travail,
la loi du 10/7/87 a développé une obligation d'emploi des personnes
handicapées.
Qui peut en bénéficier ?
Au titre de mutilés de guerre
- Les anciens militaires des différentes armes titulaires d'une
pension d'invalidité.
- Les veuves de guerre non remariées dont le conjoint est décédé des
suites d'une blessure ou d'une maladie survenue à la suite d'un service
de guerre ou s'il était lui-même titulaire d'une pension militaire
d'invalidité d'un taux égal à au moins 85 %.
- Les orphelins de guerre âgés de moins de 21 ans et les mères veuves
non remariées dont l'enfant est décédé des suites d'une blessure ou
d'une maladie due à la guerre.
- Les veuves de guerre remariées ayant au moins 1 enfant à charge issu
du mariage avec le militaire décédé.
- Les femmes d'invalides internés pour une aliénation mentale faisant
suite à un service de guerre.
- Les sapeurs-pompiers volontaires titulaires d'une rente
d'invalidité.
Au titre des handicapés physiques
- Les travailleurs reconnus handicapés par la commission technique
d'orientation et de reclassement professionnel (COTOREP).
- Les titulaires d'une rente d'accident du travail ou de maladies
professionnelles pour une incapacité permanente au moins égale à 10 %.
- Les titulaires d'une pension d'invalidité dont le handicap a réduit
d'au moins deux tiers leur capacité de travail ou de gain.
Quels sont les avantages ?
Les employeurs du secteur privé et public occupant régulièrement au
moins 20 salariés sont tenus d'offrir des emplois prioritairement aux
personnes énumérées ci-dessus à concurrence d'un certain pourcentage de
leur personnel, égal à 6 %.
Ces personnes peuvent, par ailleurs, bénéficier, sans condition d'âge
ni de formation professionnelles des Contrats Emploi Solidarité et des
Contrats d'Initiative Emploi .
Que faut-il faire ?
Se prévaloir de sa priorité quand on se présente à l'embauche chez un
employeur.
Bon à savoir
Un travailleur handicapé perçoit le même salaire que les autres
salariés de l'entreprise sauf en cas de " rendement notoirement diminué ".
En cas de licenciement, la durée du préavis peut être doublée.
C. trav. : Art. L. 323-1 s., Loi du 10/7/1987.
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