Préretraite progressive
Qui peut en bénéficier ?
Les salariés âgés d'au moins 55 ans et de moins de 65 ans, menacés
d'un licenciement économique, qui acceptent que leur emploi à plein
temps soit progressivement transformé en emploi à temps partiel à
condition :
- de remplir toutes les conditions demandées pour bénéficier de la
préretraite totale ;
- d'être physiquement aptes à exercer un emploi à la date de la
transformation de l'emploi à temps plein en emploi à temps partiel ;
- d'avoir travaillé à temps plein pendant les 12 mois précédant la
transformation de leur emploi en temps partiel.
A noter :
- les conventions FNE de préretraite progressive sont accessibles
lorsqu'elles permettent soit l'embauche de demandeurs d'emploi (les
recrutements doivent bénéficier pour moitié au moins à des demandeurs
rencontrant des difficultés particulières à l'emploi et
prioritairement à des jeunes), soit la diminution du nombre de
licenciements pour motif économique ;
- les conventions sont désormais recentrées sur les entreprises en
restructuration.
Quel en est le montant ?
Le bénéficiaire perçoit :
- la rémunération correspondant à son activité à temps partiel ;
- une allocation égale à 30 % du salaire journalier de référence,
dans la limite du plafond mensuel de la Sécurité sociale et 25 % de ce
salaire pour la part excédant ce plafond, dans la limite de deux fois
ce plafond.
Minimum de cette allocation par jour : voir Barème
À signaler : la durée du travail du préretraité peut varier
pendant la période durant laquelle il bénéficie de l'allocation sans
pouvoir toutefois être supérieure à 80 % ni inférieure à 20 % de sa
durée de travail annuelle antérieure.
Globalement, la durée moyenne calculée sur l'ensemble de la période
de versement de l'allocation doit être égale à 50 % de la durée du
travail antérieur à plein temps. La rémunération mensuelle doit être
calculée sur une base constante, indépendamment de la durée effective du
travail.
Bon
à savoir
Le versement de l'allocation est suspendu en cas d'augmentation de la
durée du temps de travail ou en cas de reprise d'une autre activité
professionnelle.
Le versement est maintenu si le bénéficiaire accomplit des tâches
d'intérêt général pour le compte de certains organismes ou des missions de
tutorat en dehors du temps de travail.
C. trav. : Art. R. 322-7.
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