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rythme n. m. Division qualitative du temps en musique. Donnée fondamentale de toute musique, le rythme est aussi l'une des plus complexes à définir. Selon les époques et les cultures musicales, cette division qualitative du temps musical s'appuie sur des principes et des cadres différents. Notons d'emblée que, sous une fluiditéévidente, certaines musiques (du raga indien aux œuvres de Claude Debussy) proposent une organisation rythmique complexe ; à l'inverse, des musiques pulsionnelles et hachées (telles que nombre de genres de musiques populaires contemporaines), où l'élément rythmique semble dominer, révèlent souvent une organisation rythmique rudimentaire. Rythme et métrique. Dans la tradition occidentale, le rythme s'appuie sur une métrique fixe (la " mesure "), battement régulier comparable à celui du cœur humain. Le plus souvent à deux, trois ou quatre temps - chacun d'eux pouvant être divisé en deux (mesures binaires) ou en trois (mesures ternaires) -, la mesure offre un simple cadre pulsionnel de base. C'est à l'intérieur de ce cadre purement quantitatif que le rythme s'inscrit, en proposant une structuration qualitative qui résulte à la fois de l'association de durées différentes - plus petites ou plus grandes que chaque " battement " (ou temps) - et de la distribution des accents forts, lesquels structurent toute phase musicale. Il convient donc d'établir une nette différence entre la métrique de base (que fournit la mesure) et son découpage qualitatif, qui constitue le rythme lui-même. Ainsi, une suite de sons ayant chacun la même durée ne constitue pas un rythme ; toutefois, il suffit que, par la distribution des accents, leur structuration musicale nous les fasse percevoir par groupes de 2, 3, 4 ou plus pour que, selon Henri Bergson, apparaisse une organisation rythmique, même rudimentaire. Enfin, la richesse rythmique d'une œuvre musicale dépend non seulement du rythme de chaque voix, mais aussi du jeu de leur superposition. |