| L'effort musculaire s'accompagne aussi de profonds changements
hormonaux, participant eux aussi à la réalisation de la performance.
Le métabolisme de
l'eau et du sel : la première modification hormonale a pour rôle de
diminuer les pertes en eau et en sel. L'effort entraîne une sudation
importante, il est donc indispensable de supprimer partiellement les
pertes au niveau du rein, ce qu'aide à réaliser la répartition
différentes des flux sanguins, sous l'influence du système nerveux
sympathique, mais aussi sous l'influence de facteurs hormonaux, comme
l'aldostérone (hormone sécrétée par la glande surrénale) et la
vasopressine, ou hormone antidiurétique, sécrétée par l'hypophyse,
glande située dans le cerveau. Au cours de l'effort, ces deux hormones
sont sécrétées en plus grande quantité et limitent les pertes en eau
et en sel.
De multiples
hormones interviennent, soit pour faciliter la mobilisation des stocks
de glycogène du foie, soit pour favoriser sa dégradation au niveau de
la fibre musculaire, comme le glucagon, l'adrénaline, l'hormone de
croissance ou encore le cortisol. La testostérone, hormone masculine,
sécrétée en plus grande quantité au cours de l'effort, ne participe
pas à la dégradation des molécules destinée à fournir de l'énergie,
mais à la construction de protéines qui vont constituer les muscles.
Les endorphines :
un aspect nouveau des changements hormonaux provoqués par le sport a
été mis en évidence au début des années quatre-vingts avec la
découverte des endorphines. Il s'agit d'hormones sécrétées par le
cerveau, dont le nom évoque la morphine parce qu'elles auraient un
rôle anti-douleur et parce qu'elles induiraient, comme la véritable
morphine, un phénomène de dépendance. Ces endorphines expliqueraient
par exemple pourquoi le sportif de haut niveau supporte facilement la
douleur au cours de l'exercice, et pourquoi l'exigence d'entraînement
est une véritable toxicomanie : les sportifs surentraînés ont souvent
un besoin irrépressible de faire du sport, avec une escalade fréquente
dans la " dose " qu'ils s'octroient chaque jour. En fait, il y aurait
une véritable dépendance au sport due à l'endorphine, qui obligerait
le sportif à rechercher jour après jour l'état dans lequel il peut
obtenir la meilleure sécrétion de cette hormone cérébrale.
D'autre part, ces endorphines joueraient un rôle sur la régulation
d'autres hormones de l'organisme, l'hormone de croissance, et la
testostérone, dont la concentration sanguine tend à s'abaisser, ainsi
que les hormones hypophysaires, responsables chez la femme du cycle
menstruel |