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Mariage et fiscalité


Par rapport aux impôts, est-il plus intéressant de vivre en union libre ou de se marier ?

La réponse dépend en fait de la situation personnelle de chaque contribuable, ce qui demande une étude cas par cas.

  • Couple sans enfant, 1 seul revenu : le mariage est plus avantageux. Un couple marié sera imposé sur 2 parts pour l'ensemble des revenus. Un couple en concubinage bénéficie d'une part chacun. Le revenu sera donc imposé sur 2 parts dans le premier cas, sur 1 seule dans le second.
  • Couple sans enfant, 2 revenus : tout dépend du salaire touché par chaque membre du couple. Si chacun perçoit un revenu moyen ou important, il est préférable d'être marié. Par contre si l'un touche un revenu plus faible que l'autre ou si les 2 ont un revenu faible, le concubinage s'avère plus intéressant.
  • Couple avec enfant : désormais le statut des personnes non mariées est aligné sur celui des couples mariés. Un enfant, légitime ou non, compte pour 1/2 part. Il faut donc suivant les revenus du couple faire le meilleur calcul.

Quelle est la meilleure date pour se marier ?

Les couples sont soumis à trois impositions l'année de leur mariage :

 

  • deux impositions distinctes pour chacun des époux (sur une part) pour les revenus antérieurs à la date du mariage ;
  • une imposition commune (sur deux parts ou plus si enfants) pour les revenus acquis après le mariage.

     

Fiscalement, il est préférable de se marier entre avril et juillet, qu'il y ait un ou deux revenus.


Bon à savoir
En matière de succession, les concubins sont considérés comme des étrangers lorsqu'ils n'ont pas conclu de pacte de solidarité. Comme tels, ils ne bénéficient d'aucun abattement et paient le droit de mutation maximal (60 % !). Des solutions existent toutefois pour échapper à cette taxation maximale : la tontine (Droits de succession ) ou encore faire un testament en léguant au concubin l'usufruit de la quote-part revenant à celui qui rédige le testament. Et pour payer des droits de succession, l'idéal est de souscrire une assurance-vie au nom du concubin qui peut en partie, ou en totalité, régler les frais.