L'obligation est une reconnaissance de dette. C'est un titre
représentant un emprunt :
- les obligations de première catégorie sont émises par l'État
ou un secteur public. Elles sont garanties par l'État ;
- les obligations de seconde catégorie sont émises par des
entreprises du secteur privé ou des collectivités auxquelles
l'État n'a pas accordé sa garantie.
Le porteur d'obligation est créancier de la société qui a émis le
titre. Il reçoit chaque année une rémunération correspondant aux
intérêts du crédit qu'il a concédé sous forme de " coupons ". Le
capital lui est remboursé au bout d'un certain temps soit en
plusieurs fois par tirage au sort soit en une seule fois à la fin de
la durée de l'emprunt.
N'étant pas copropriétaire (comme l'actionnaire) mais créancier,
le porteur d'obligations n'est pas solidaire en cas de défaillance
de la société émettrice. Il peut se faire rembourser les sommes
qu'il a avancées.
Il existe deux grandes familles d'obligations :
Les obligations à taux fixe
Elles rapportent chaque année le même intérêt. Une obligation au
" nominal " (valeur du capital) de 2 000 F à 11 % rapportera chaque
année 220 F à l'épargnant.
Par contre, le nominal variera en fonction des taux d'intérêts
des nouvelles émissions d'obligations faites ultérieurement. Si le
taux de ces nouvelles obligations augmente, le cours des anciennes
baisse. La raison en est fort simple : les nouvelles obligations
rapportent un intérêt plus élevé, les épargnants n'achèteront les
anciennes (qui rapportent moins) qu'à condition de les payer moins
cher. Si les cours baissent, le phénomène inverse se produit.
Ces obligations sont plutôt destinées aux épargnants qui désirent
recevoir un revenu stable de leur placement quitte à risquer sur
leur capital (qui peut baisser mais aussi augmenter). En période de
forte inflation, elles sont défavorables.
Les obligations à taux variable
Le nominal reste inchangé pendant toute la durée de l'emprunt.
Par contre, le taux d'intérêt varie en fonction des marchés
financiers.
Il existe plusieurs systèmes de révision des intérêts. Ex. :
- les obligations TMO : le taux d'intérêt est révisé chaque
année en fonction de la moyenne des rendements des emprunts
garantis par l'État émis durant l'année écoulée ;
- les obligations TRO sont révisées tous les 3 ans en fonction
des dernières émissions TMO ;
- les obligations T4M sont révisées en fonction de la moyenne
mensuelle du marché monétaire.
Contrairement aux obligations à taux fixe, elles permettent à
l'épargnant de miser sur la préservation du capital mais lui fait
prendre des risques sur les revenus qu'il désire tirer de ce
placement. Le prix du coupon peut augmenter ou baisser au fil des
années. Elles protègent également l'épargnant en période de forte
inflation.
Certaines obligations sont indexées, les revenus (les coupons) ou
le capital varient en fonction d'un indice donné. L'obligation
d'État 7 % 1973 est indexée sur la valeur du lingot d'or par
exemple.
- A sa banque ou caisse d'épargne (Poste ou Écureuil).
- A un agent de change.
On peut acheter des obligations au moment de leur émission ("
marché primaire ") ou des obligations d'occasion en Bourse (" marché
secondaire ").
Le prix de vente, du fait de la variation des cours, ne
correspond pas à la valeur nominale de l'obligation. Elles sont, en
général, cotées en pourcentage de leur valeur nominale en tenant
compte du dernier coupon couru (c'est-à-dire la valeur du coupon
pendant la période allant de la date de remise du dernier coupon
distribué et la date d'achat de l'obligation).
Des frais, variables suivant l'établissement choisi et le montant
du portefeuille sont prélevés.