| Tout comme la radiographie classique, et à la différence de
l'échographie et de l'imagerie par résonance magnétique nucléaire, le
scanner (ou examen tomodensitométrique) fait appel aux rayons X pour
sa réalisation.
Des rayons X sont émis tout autour du malade, dans un plan
transversal, et un détecteur électronique capte les différents niveaux
d'absorption de ces rayons, par les divers tissus. Puis un ordinateur
synthétise une image à l'aide de ces mesures. Le scanner n'effectue
que des coupes transversales.
Enfin, il est fréquent que le médecin injecte un produit iodé
opaque aux rayons X, ce qui permet d'opacifier les vaisseaux.
Cette technique sophistiquée a révolutionné les possibilités
médicales en matière d'imagerie, car elle donne des coupes du corps
humain très fidèles et distantes les unes des autres de un millimètre
à un centimètre.
Un tel examen sera prescrit, entre autres, au niveau du cerveau
(pour diagnostiquer hématomes, ramollissements, hypertension
intracrânienne, tumeurs, dégénérescence...), du thorax, de l'abdomen
(notamment pour l'étude du pancréas, du foie et des ganglions) et du
rachis.
Une allergie à l'iode doit être signalée au médecin, car une
préparation spéciale est alors entreprise quelques jours avant
l'examen.
Le scanner peut s'effectuer au cours d'une hospitalisation, mais
aussi à titre de consultation externe. Dans tous les cas, il ne faudra
pas oublier d'apporter les résultats des examens préalablement
effectués qui ont pu être prescrits ainsi que les produits demandés
par le radiologue. Il est enfin nécessaire d'être à jeun depuis la
veille au soir.
C'est un examen rendu légèrement désagréable par la position
allongée sur un plan dur (de vingt minutes à une heure). L'injection
de produits de contraste provoque une sensation fugace de chaleur
intense, et, enfin, la seule obligation d'avoir à rentrer dans
l'appareil peut déplaire. Une personne anxieuse bénéficiera pleinement
de la prise d'un calmant une heure auparavant. |