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Un jardin est un lieu généralement
privé, ex trieur, enclos et attaché à une habitation où l'on cultive, ou
simplement où l'on entretient des plantes, pelouses, fleurs, légumes,
arbres et autres végétaux, à des fins d'agrément (on dit parfois jardin
d'agrément). Lorsqu'il s'agit d'un lieu public on parle plutôt d'un parc.
Quand le but est uniquement alimentaire on parle plutôt de potager ou de
verger. Lorsqu'il s'agit d'un lieu utilisé à des fins commerciales on
parle plutôt d'un champ agricole. Si l'entretien est vraiment trop lâche,
on parle de jardin en friche. On parle aussi de jardins d'intérieur.
Voici les différents types de jardins. Il peut advenir que certains des
genres de jardins représentent aussi une partie du jardin.
Jardin anglais ou à l'anglaise
Jardin botanique ou jardin des plantes
Jardin communautaire
Jardin d'acclimatation
Jardin d'agrément
Jardin d'eau
Jardin de curé
Jardin d'hiver : serre, orangerie
Jardin français ou à la française
Jardin japonais
Jardin médicinal
Jardin partagé
Jardin potager
Jardin ouvrier ou Jardin familial
Jardin public
Jardin sauvage
Jardin suspendu
Le jardinage est l'art et la pratique de cultiver les jardins. Il consiste
à cultiver dans un lieu, généralement clos et à l'extérieur, des fleurs
(parterre), des légumes (potager), des arbres (verger) et d'autres
végétaux, pour un effet esthétique, d'agrément ou pour l'alimentation,
mais dont le but économique est secondaire.
Le terme « jardin », attesté au XIIe siècle, semble provenir du composé
latino-germanique *hortus gardinus, qui signifie littéralement « jardin
entouré d'une clôture », du latin hortus, jardin et du francique gart ou
gardo, « clôture ». Comme quoi le jardin devait se défendre contre le
bétail et peut-être aussi les voleurs !
Le terme « jardinage » existe lui dès la fin du XIIIe siècle (il désignait
alors l'ensemble des jardins). Mais il acquiert ses lettres de noblesse
avec le célèbre traité publié pour la première fois en 1709 et intitulé «
Théorie et pratique du jardinage » dû à Dézallier d’Argenville, avocat et
secrétaire du Roi, mais surtout grand amateur de jardins. Il fait la
synthèse des connaissances du « Grand Siècle » à la fois pour l'Art des
Jardins et pour les techniques horticoles. Il ne faut pas oublier
toutefois l'agronome Olivier de Serres qui écrit en 1599 « Le Théâtre
d'Agriculture et Mesnage des Champs (...) dans lequel est représenté tout
ce qui est requis et nécessaire pour bien dresser, gouverner, enrichir et
embellir la Maison Rustique ». Il s'agit bien sûr plus d'un manuel
agricole destiné au gestionnaire d'un domaine rural (le domaine du Pradel
que possède O. de Serres couvre 150 ha)et où, bien sûr, la finalité
économique prime le souci esthétique et le loisir, mais l'ouvrage comporte
un chapitre intitulé « DES JARDINAGES » qui est sous-titré ainsi : « Pour
avoir des Herbes et Fruicts Potagers : des Herbes et Fleurs odorantes :
des Herbes médicinales : des Fruicts des Arbres : du Saffran, du Lin, du
Chanvre, du Guesde, de la Garance, des Chardons-à-draps, des Rozeaux : en
suite, la Manière de faire les Cloisons pour la conservation des Fruits en
général.»
Le terme jardinage s'emploie donc surtout pour l'activité de loisir et
d'autoconsommation pratiquée par les particuliers tandis que le terme
horticulture désigne l'activité professionnelle qui vise à produire
fruits, fleurs et légumes ainsi que divers autres produits végétaux. Ses
principales branches sont : le maraîchage pour les légumes,
l'arboriculture pour les fruits, la floriculture pour les fleurs et la
pépinière pour les arbres et arbustes ornementaux. Il peut malgré tout
être utilisé pour des activités à but lucratif, si la production est de
faible importance, par exemple lorsqu'un fermier vend en direct sur un
marché. Devenue marginale en France, ou caractéristique d'une agriculture
de loisir qui concerne des personnes âgées, retraités de l'agriculture ou
ruraux double actifs, cette situation est courante dans d'autres pays où
les marchés continuent d'être alimentés par de petits producteurs
assimilables à des « jardiniers ». On se reportera notamment aux articles
concernant l'histoire du jardinage dans les différents continents (voir
plus bas).
La différence entre le jardinage et l'agriculture ou l'horticulture est
donc essentiellement une différence d'échelle et de moyens : le jardinage
peut être un hobby ou au plus fournir un complément de revenu, alors que
l'agriculture ou l'horticulture s'inscrivent dans les circuits économiques
longs, concernent de plus grandes surfaces et quantités et des pratiques
souvent bien différentes. Le jardinage requiert souvent plus de main
d'œuvre et utilise peu de capital et de moyens mécaniques, typiquement
quelques outils, tels que la pelle, le râteau, le panier, l'arrosoir. En
comparaison, l'agriculture fait plus souvent appel à des tracteurs, des
moissonneuses, des fertilisants chimiques, des systèmes d'irrigation, etc.
Le jardinage est également généralement associé à l'entretien d'un jardin,
et moins à sa création seule. On parle de paysagisme ou d'architecture de
jardin, lorsqu'il s'agit de l'art de penser et créer un jardin. Il est à
noter que le terme n'existait pas à l'époque de Le Nôtre, pas plus que
celui de « paysagiste », et qu'on utilisait celui de « jardinisme ». Pour
conclure, il est intéressant de constater qu'un certain nombre de
paysagistes contemporains préfèrent le terme « jardinier paysagiste » à
celui d'« architecte paysagiste ». Le plus célèbre d'entre eux est Gilles
Clément, l'auteur du Jardin Planétaire. Cela dénote évidemment une
certaine philosophie du rapport à la nature, du respect de ses rythmes et
de l'économie des moyens, des énergies et des ressources qui caractérise
le jardinage : le jardinier n'est-il pas celui qui fait sienne la devise «
Semper festina lente», Hâte toi lentement... ?
A l'inverse, ces messieurs de l'agriculture, comme ceux des travaux
publics préféreront dire fièrement « qu'ils ne font pas de jardinage » !
Source wikipedia
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