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Le bois est un tissu végétal (le xylème)
qui joue un double rôle chez les plantes vasculaires : conducteur de la
sève brute et tissu de soutien qui donne leur résistance aux tiges. Il
sert aussi parfois de tissu de réserve. C'est aussi un matériau apprécié pour ses propriétés mécaniques, pour son pouvoir calorifique et une matière première pour l'industrie chimique, que l'on tire principalement du tronc des arbres. Il a de nombreux usages dans le bâtiment et l'industrie et en tant que combustible. La norme NF B 50-003 (vocabulaire du bois) le définit comme « un ensemble de tissus résistants secondaires (de soutien, de conduction, et de mise en réserve) qui forment les troncs, branches et racines des plantes ligneuses. Issu du fonctionnement du cambium périphérique, il est situé entre celui-ci et la moelle ». Un bois est aussi un lieu planté d'arbres, généralement de petite superficie (par opposition à une forêt, qui désigne une grande étendue boisée). Structure Le bois est composé de différents types de tissu végétaux : tissu vasculaire, fibres, parenchymes de réserve. Fibres : faisceaux de cellules résistantes, disposées dans le sens axial ou radial, qui assurent la rigidité et la résistance mécanique du bois. Tissu vasculaire : formé de vaisseaux, cellules creuses qui servent à conduire la sève brute depuis les racines jusqu'aux feuilles. Chez les résineux ces vaisseaux sont des trachéides. Parenchymes ligneux : cellules de réserve à parois épaissies et lignifiées, qui accompagnent le tissu vasculaire. Ces cellules participent en outre à la fonction de soutien. La disposition des tissus, la forme et la taille des cellules est appelée « plan ligneux ». Celui-ci est caractéristique de chaque essence. L'orientation générale des cellules et des fibres est dans le sens axial, qui détermine le « fil du bois ». Composition chimique Le bois est constitué principalement de matières organiques (cellulose et lignine) et d'un faible pourcentage (de 1 à 1,5 %) d'éléments minéraux. Il contient également une part d'humidité variable. Cellulose (40 à 50 %) Lignine (20 à 30 %) Hémicellulose (15 à 25 %) autres substances organiques : polysaccharides, pentosanes, hexosanes, résines, tannins, colorants, cires, alcaloïdes... Humidité : rapporté à la matière sèche (bois anhydre), le taux varie de 50 à 100 % pour le bois saturé (bois vert), de 10 à 20 % pour le bois séché à l'air, et 10 % et moins pour le bois séché artificiellement (par micro-ondes). Propriétés physiques Résilience Résistance à la traction et à la compression Élasticité Densité : la densité du bois est généralement inférieure à 1 (le bois flotte) en raison des vides dans sa structure. Cette densité varie fortement en fonction de son degré d'humidité ; elle dépend de l'essence et aussi de la station. C'est le paramètre le plus important pour caractériser un bois. On l'exprime normalement pour un taux d'humidité égal à 15 % (moyenne entre l'état anhydre et l'état de saturation). La densité à 15 % se situe généralement entre 0,5 et 0,7, mais peut varier considérablement, de 0,1 pour le balsa, 0,4 pour les bois légers (sapin, épicéa, peuplier), 0,8 à 1 pour les bois durs (if, teck, olivier), 1,1-1,2 pour l'azobé et 1,3-1,4 pour le gaïac (bois de fer). Durabilité : bien qu'il s'agisse d'un matériau biodégradable, le bois peut durer dans certaines conditions plusieurs siècles, comme en témoignent de nombreuses charpentes de monuments anciens. Les paramètres favorables à la durabilité du bois sont le maintien en atmosphère sèche, la densité élevée, la composition chimique, liée à l'essence (présence de résines, d'oléo-résines, de tanins. Le bois de cœur est plus durable que l'aubier, plus riche en matières fermentescibles. Parmi les espèces les plus durables, on classe le cèdre, le séquoïa, le mélèze, le chêne, le châtaignier... et parmi les moins durables : le sapin, l'épicéa, le hêtre, le peuplier, le tilleul... Rétractibilité Propriétés isolantes : du fait de sa structure cellulaire, qui emprisonne de l'air sous forme de petits volumes, le bois est un mauvais conducteur de la chaleur. Cependant sa conductibilité thermique est très variable en fonction de son degré d'humidité, de sa densité et de l'essence considérée, ainsi que de l'orientation par rapport au fil du bois : il est meilleur conducteur dans le sens axial que dans le sens radial. On utilise couramment des panneaux agglomérés en particules de bois comme isolants thermiques. Un éclat de bois est appelé une écharde. Source wikipedia ARBONET: une base
de données contenant des informations (textes, images et photos) sur plus
de deux cents espèces de plantes ligneuses: arbres, arbustes et plantes
grimpantes (site du Québec) |