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La fibroscopie bronchique

On peut par exemple effectuer une fibroscopie bronchique : le fibroscope est introduit par le nez ou la bouche, et il progresse ensuite le long de la trachée et des bronches principales. Cet examen sert à visualiser la muqueuse de ces conduits et à effectuer des prélèvements de la paroi au niveau des zones suspectes.

Il est nécessaire, pour une fibroscopie bronchique, de s'être abstenu de fumer dans les deux à trois jours qui la précèdent : quand le fibroscope passe dans la trachée, notamment en regard des cordes vocales, une sensation d'étouffement, associée à une toux, peut se révéler gênante, malgré l'anesthésie effectuée à ce niveau. Cette sensation est accentuée si le malade a fumé moins de quarante-huit heures auparavant.

Une anesthésie de l'arrière-gorge sera réalisée avant le début de l'examen à l'aide d'un produit amer qu'il faut garder le plus longtemps possible dans l'arrière-gorge (il faut se gargariser avec).

Il est souhaitable d'arriver tout à fait détendu (au besoin, un médicament vous sera prescrit) et indispensable d'être à jeun depuis la veille au soir, et d'apporter radiographies et résultats d'examens éventuellement prescrits.

C'est un examen désagréable, parce que le tube pénètre dans les bronches (on fait cet examen avec une anesthésie locale), mais il est nettement moins douloureux qu'auparavant, et il permet surtout d'aller beaucoup plus loin et donc de détecter plus rapidement certains cancers bronchiques.

On peut aussi effectuer une bronchoscopie pour rechercher un germe. On réalise alors ce que l'on appelle un " lavage alvéolaire " : on envoie de l'eau, puis on la ré aspire, ce qui permet de recueillir dans le même temps certains germes qui peuvent être situés à distance de l'extrémité du fibroscope.