Conventions de conversion
Qui peut en bénéficier ?
Les salariés licenciés pour motif économique à condition :
- qu'ils soient aptes au travail ;
- qu'ils aient au moins 2 ans d'ancienneté ;
- qu'ils soient âgés de moins de 57 ans. Les autres salariés peuvent
prétendre à la préretraite .
La mise en oeuvre d'une convention de conversion est obligatoire quels
que soient l'effectif de l'entreprise et le nombre de salariés licenciés.
Si l'employeur ne se soumet pas à cette obligation, il doit verser aux
ASSEDIC une pénalité calculée d'après le nombre de salariés licenciés et
leur salaire.
L'employeur notifie aux salariés concernés, par lettre recommandée avec
avis de réception, la proposition d'entrée en contrat de conversion avec
la photocopie de la convention qu'il a signée avec l'État exposant
notamment le détail des actions qui seront mises en oeuvre pour faciliter
son reclassement au sein de l'entreprise.
Bien évidemment, l'employeur doit également motiver sa décision de
licenciement.
Attention : si le salarié accepte la convention de conversion et
que la lettre de l'employeur n'est pas motivée, il peut contester son
licenciement ou l'ordre des licenciements, si ce dernier n'a pas été
respecté.
Le salarié est libre d'accepter cette proposition. S'il refuse, il est
licencié.
Il dispose, pour y répondre, d'un délai de 21 jours.
Les salariés d'entreprises en règlement ou en liquidation judiciaires
peuvent aussi bénéficier de conventions de conversion.
Quels sont les avantages ?
Le salarié bénéficiaire d'une convention de conversion a droit :
- d'une indemnité de rupture, égale à l'indemnité de licenciement
légale ou conventionnelle et calculée sur la base de l'ancienneté qui
aurait été acquise si le salarié avait effectué son préavis ;
- de l'indemnité compensatrice de congés payés ;
- de l'indemnité compensatrice de préavis, si le préavis qu'aurait
dû effectuer le salarié avait été supérieur à 2 mois ;
- d'une allocation égale à 83,4 % de son salaire antérieur durant
les 2 premiers mois, 70,4 % à partir du 3ème mois. (Montant au 1/7/99
: 149, 94 F).
Le versement de l’allocation spécifique de conversion peut être
maintenu en cas d’activité à taux réduit (ne dépassant pas 136 heures
pour un mois civil) à condition que cette activité procure une
rémunération n’excédant pas 70% des rémunérations brutes mensuelles
prises en compte pour le calcul de l’indemnisation.
- à des heures de formation et d'aides à la réinsertion dans la limite
de 300 heures (60 heures par mois).
La durée maximale du contrat est de 6 mois.
Bon
à savoir
- Les salariés bénéficiant d’une convention de conversion doivent se
rendre à un entretien mensuel de suivi obligatoire, sous peine
d’interruption du versement de l’allocation spécifique de conversion.
- Le salarié non reclassé à l’issue de son contrat de conversion
retrouvera ses droits au chômage diminués d’une durée de 2 mois et demi
de versement de l’allocation unique dégressive.
- Tout congé d'adoption, de maternité reporte le terme de la
convention initialement prévu.
C. trav. : Art. L. 32-13-1 s. et L. 322-3 s.
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