| Que se passe-t-il au moment de la contraction ? Les filaments
d'actine et de myosine glissent les uns contre les autres, de façon à
raccourcir le muscle. Les molécules de myosine, plus épaisses, sont
équipées de têtes spéciales, qui viennent s'accrocher aux molécules
d'actine. Ce phénomène suscite une réaction chimique qui nécessite la
présence de calcium et consomme de l'énergie. Cette dernière est
fournie par la dégradation d'une molécule spéciale, l'ATP (Adénosine
Tri Phosphate), présente dans la cellule musculaire. Plus la
contraction est forte, plus le nombre d'accrochages entre les
filaments est grand, et la consommation d'ATP importante.
Les muscles sont constitués d'un nombre donné de fibres, et la
musculation n'a pas pour effet de multiplier ce nombre. Les fibres ne
peuvent que grossir ou diminuer de volume en fonction de leur
utilisation : un muscle atrophié est un muscle non employé, tandis
qu'un muscle surentraîné, comme chez un adepte du culturisme, par
exemple, est un muscle dont chaque fibre augmente considérablement de
volume. En cas de traumatisme, la zone lésée est remplacée par un
tissu cicatriciel.
Les faisceaux de fibres, à chaque extrémité du muscle, se
réunissent en tendons qui s'accrochent solidement aux os. Tout muscle
est entouré d'une gaine fibreuse, l'aponévrose, qui permet aux muscles
de glisser les uns contre les autres.
Le mouvement musculaire, au cours de l'exercice sportif, met en jeu
de façon répétée les mécanismes décrits ci-dessus et entraîne un
certain nombre de phénomènes, qui sont encore loin d'être tous
expliqués.
En effet, le sport provoque de nombreux bouleversements, au niveau
du muscle et dans l'organisme entier, concernant les réactions
métaboliques, énergétiques, cardiaques et respiratoires, hormonales et
nerveuses. L'entraînement sportif modifie sensiblement la fibre
musculaire, tant au niveau de la force de contraction et de
décontraction que de la récupération. |