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La coelioscopie

Elle est destinée à l'examen des organes génitaux internes féminins et s'effectue sous anesthésie générale, ce qui nécessite une courte hospitalisation.

Après incision de la paroi abdominale, juste à côté du nombril, on insuffle de l'air (gaz carbonique) dans la cavité abdominale, ce qui permet de bien dégager les organes de cette paroi. Puis l'on introduit un tube, formé de fibres optiques et muni d'une caméra, appelé cœlioscope. Il sert au médecin à observer les organes génitaux internes, mais aussi à réaliser de petites interventions sur les trompes et les ovaires ainsi que le prélèvement d'ovocytes lors de la fécondation in vitro. Auparavant, le médecin aura pris la précaution d'installer une sonde urinaire, car l'opération peut durer au moins une heure et il faut que la vessie reste parfaitement vide. Une intervention importante réalisée par cœlioscopie consiste à injecter un produit dans l'utérus par voie vaginale, pendant la cœlioscopie, pour s'assurer de la perméabilité des trompes.

La cœlioscopie est appelée à un grand développement dans d'autres sphères que la gynécologie. On réalise aujourd'hui couramment des cholécystectomies (ablation de la vésicule biliaire) sous cœlioscopie, ainsi que des appendicectomies (ablation de l'appendice), et probablement bientôt des interventions plus importantes, notamment en ce qui concerne le traitement de la hernie hiatale.

Le grand avantage de la cœlioscopie, par rapport à la chirurgie classique, est l'absence de complication. Les interventions sous cœlioscopie nécessitent en effet une hospitalisation de un à deux jours contre sept à dix jours en chirurgie classique.