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Du petit
caniche de compagnie au gros saint-bernard réconfortant le promeneur
épuisé, en passant par le setter accompagnant le chasseur, le briard
rassemblant le troupeau, le berger allemand montant la garde et le
dalmatien vedette de dessin animé, celui que l'on appelle souvent le
plus vieil ami de l'homme se présente sous bien des aspects différents. n. m. Mammifèrecarnivore appartenant à la famille des canidés. Il est le premier animal domestiqué par l'homme. Les ancêtres des canidés sont apparus il y a environ 30 millions d'années, avec le genre Cynodictis. Plus tard, un animal du genre Tomarctus, prédateur bas sur pattes, qui vivait en Amérique du Nord, avait aussi quelques caractéristiques des canidés actuels. L'espèce Canis lupus (le loup), dont la domestication est à l'origine du chien (Canis familiaris), apparaît il y a environ 300 000 ans. Domestication du chien Elle se perd dans la nuit des temps, puisque des ossements de chiens voisinent avec des squelettes humains dès le néolithique, ce qui permet d'affirmer que les liens privilégiés unissant le chien à l'homme se sont noués il y a quelque 15 000 ans. On admet que les deux premières races connues, Canis familiaris putjani et Canis familiaris palestris (ou chien des tourbières), vivaient en Europe septentrionale et étaient utilisées pour la garde et la chasse 2 000 ans déjà avant que fût apparue la civilisation égyptienne. Les peintures rupestres découvertes dans le monde laissent par ailleurs supposer que quatre races canines existaient à l'âge du bronze (de - 3000 à - 1000 ans av. J.-C.) : le type spitz, voisin du chien des tourbières (Allemagne), le type beauceron (Espagne), le type molosse (Europe du Nord), le type lévrier (Sahara). Ce sont des chiens voisins des lévriers qui sont représentés sur les fresques mises au jour par les égyptologues, où leur abondance prouve assez dans quelle estime ils étaient tenus. De même sont apparentés à cette race les chiens momifiés, qui ont été retrouvés dans la nécropole de Cynopolis. Sagement couché aux pieds d'Artémis la chasseresse ou surveillant férocement l'entrée des Enfers sous l'aspect de Cerbère, le chien est présent dans la mythologie de la Grèce antique. Mais s'il est initialement un héros de légende dans la civilisation grecque, il ne tardera pas à y acquérir une dimension historique en sauvant, par une alerte promptement donnée, la citadelle de Corinthe, dont la garnison s'était endormie. Aristote (IVe s. av. J.-C.) décrit déjà sept races de chiens différentes, les uns commis à la chasse, d'autres préposés à la garde et d'autres encore élevés au rang d'animaux de compagnie. Au rayonnement grec va succéder l'hégémonie romaine, mais la fortune du chien va aller s'affirmant. La mythologie latine, à son tour, fait appel au chien à maintes reprises, et il apparaît à Rome une race de chien de combat, un molosse qui suit les légions romaines en campagne et qui accompagne les gladiateurs dans l'arène. Les textes du haut Moyen Âge attestent qu'à cette époque le chien était présent dans les sociétés occidentales et que ses liens avec l'homme étaient étroits. Clovis n'a-t-il pas promulgué une loi déclarant passible de châtiment tout individu ayant volé ou tué un chien ? Les miniatures, les tapisseries, les peintures médiévales l'associent esssentiellement à la chasse. Mais on lui confiait aussi la garde des demeures, le soin de tenir compagnie aux belles dames, et, parfois, lorsque son maître partait pour la croisade, il l'accompagnait en Terre sainte. À partir de cette époque, récits, contes et légendes centrés autour du chien se multiplient cependant que se diversifient les races canines, et progressivement cet animal se hisse au rang qui est aujourd'hui le sien. La paléontologie, les représentations et les diverses descriptions recueillies ont permis d'établir l'arbre généalogique des races. Races La sélection naturelle et l'adaptation au milieu ont été, à l'origine, des facteurs déterminants, mais très rapidement ce sont, sans nul doute, les mutations (modifications intervenant au niveau des chromosomes, pouvant se traduire par un aspect de la descendance différent de celui des parents de même race) et la sélection dirigée qui ont joué le rôle essentiel dans l'apparition des races actuelles. Ainsi, le teckel est né d'une mutation brutale, apparue sur une portée de brunos du Jura. Ce phénomène de bassétisme (pattes très courtes), courant en biologie et héréditaire, a été ensuite exploité par la sélection, la forme nouvelle obtenue ayant amusé et intéressé l'homme. Le maintien des caractères d'une race nouvelle étant possible techniquement, par le jeu de la consanguinité (reproduction d'un animal avec un parent proche), toutes les anomalies physiques apparues par hasard et ayant retenu l'attention des éleveurs ont été fixées puis exploitées, ces déviations devenant critères de beauté ou d'élégance. Chaque race est définie par un " standard ", énumérant un certain nombre de caractères morphologiques sur la base desquels un chien est accepté comme faisant partie d'une race donnée ou, au contraire, refusé. Il convient de connaître, pour apprécier la conformité de tel ou tel sujet au standard, une terminologie spéciale que l'on appelle " l'extérieur " du chien. Sont ainsi considérés : la taille ; le poids ; la texture, la longueur du poil ; la couleur de la robe et, le cas échéant, la répartition des taches ; la forme et le port des oreilles ; l'attache, la longueur et le port de la queue ; la couleur des yeux ; le nombre de dents et la couleur du palais, etc. Ces critères morphologiques ont permis de définir plus de 200 races canines et de les classer en plusieurs catégories. Chiens de garde et d'utilité : bergers (allemand, de Beauce, d'Écosse ; groenendael...) ; bouviers (des Flandres, des Ardennes, de Suisse...) ; dogues (allemand, de Bordeaux ; boxer...) ; chiens de montagne et de traîneaux (saint-bernard, samoyède...). Lévriers : greyhound, whippet, sloughi... Chiens de chasse : chiens de chasse à courre aux cerfs (bleu de Gascogne, poitevin) ; chiens de chasse à courre aux renards (basset hound, saint-hubert, griffon vendéen...) ; chiens d'arrêt (braque, pointer, setter, épagneul, cocker...) ; ils ont un odorat très développé et s'arrêtent quand ils sentent le gibier ; chiens de terrier (airedale-territer, fox-terrier, irish-terrier...), pouvant s'infiltrer dans les terriers des animaux chassés. Chiens d'agrément : teckels à poil ras, long ou dur ; races variées, telles que caniche, dalmatien, bichon, yorkshire-terrier. Choix de l'animal La diversité des races canines pose le délicat problème du choix d'un chien. Plusieurs critères doivent être pris en considération, et, avant toute autre chose, le futur maître doit savoir ce qu'il veut en faire. C'est ainsi que le chasseur choisira un chien courant (qui poursuit le gibier) ou un chien d'arrêt selon qu'il s'intéresse au " poil " ou à " la plume " ; en plaine, il préférera un chien de " grande quête " type setter ; en forêt, un épagneul, le griffon représentant, quant à lui, l'auxiliaire idéal pour le marais. Le mode de vie du propriétaire doit également intervenir dans la décision. De grands chiens doivent disposer de l'espace dont ils ont besoin ; de même les gens qui voyagent beaucoup agiront-ils sagement en choisissant un chien de petite taille. Certains traits de caractère propres à une race peuvent aussi guider le choix. Par exemple, il est bon de savoir que le greyhound et le sloughi supportent mal les enfants en bas âge. Enfin, les considérations financières vont être un facteur déterminant à prendre en compte dès l'achat (si le chien est acheté) et de toute façon pour les prévisions d'entretien. Certaines races, peu prolifiques et rares, sont très chères ; un grand chien peut consommer jusqu'à 3 kg de viande par jour ; un caniche doit être régulièrement toiletté, etc. Acquisition de l'animal Un chien de race pure doit généralement être acheté chez un éleveur. La Fédération cynologique internationale, la Société centrale canine, les vétérinaires sont en mesure de donner des adresses offrant toutes garanties. Chenils, magasins, marchands ambulants ne doivent pas être rejetés en bloc, mais l'état sanitaire des animaux est souvent défectueux. Il faut savoir que seul un pedigree délivré par la Société centrale canine dont relève le pays où il est né atteste qu'un chien est vraiment de race pure, s'il est inscrit sur le livre des origines, reconnu par le ministère de l'Agriculture du pays, qui contrôle les saillies et les naissances. Ces animaux sont obligatoirement tatoués et le plus souvent vaccinés contre la maladie de Carré (voir ci-dessous " Pathologie "). Le chiot que l'on acquiert ainsi est âgé d'environ huit semaines, et il convient d'entreprendre immédiatement son éducation. Les notions de propreté et d'obéissance doivent lui être inculquées dès ce jeune âge par un lent et patient travail de dressage incluant des punitions mais aussi des récompenses. Vers trois mois, l'animal doit apprendre à marcher en laisse, à ne pas " tirer ", à marcher à côté de son maître, à s'arrêter au commandement. Vers un an commencera pour certains le véritable dressage, beaucoup plus technique et réservé aux professionnels : garde, attaque, pistage, déminage, surveillance des troupeaux, chasse, conduite des aveugles, course de lévriers, sauvetage (avalanches), jeux de cirque, attelage aux traîneaux. Régime alimentaire Le chien est à l'origine un carnivore ; le régime omnivore, qui est maintenant le sien, découle de l'étroite promiscuité dans laquelle il vit avec l'homme depuis si longtemps. Il peut dédaigner tel ou tel légume mais ne refusera jamais la viande fraîche, qui devra constituer entre le tiers et la moitié de la ration. Les abats, les œufs, le poisson pourront occasionnellement remplacer la viande de bœuf, de cheval ou de mouton ; le porc, en revanche, sera proscrit. La viande ne sera pas dégraissée, les lipides étant indispensables ; elle sera donnée crue de préférence, hachée chez le jeune, en morceaux chez l'adulte. Le lait de vache, aliment complet et riche en calcium, peut provoquer des diarrhées chez le chien adulte, mais il est indispensable aux chiots orphelins ou récemment sevrés. Il ne sera jamais coupé d'eau mais, au contraire, additionné d'un jaune d'œuf par quart de litre. Des laits artificiels sont vendus par les vétérinaires et les pharmaciens. Les aliments d'origine végétale représentent le reste de la ration. Ils seront équitablement répartis entre les farineux, précieux pour leur apport énergétique, et les légumes verts, qui couvrent les besoins en vitamines et jouent le rôle d'aliments de lest. Les légumes les plus assimilables sont les épinards, les salades, les carottes et les poireaux ; ils doivent être donnés très cuits. Le pain, générateur de fermentations intestinales, est à bannir du régime, de même que les pommes de terre. Riz, pâtes, flocons d'avoine ou de maïs seront les féculents utilisés selon les goûts du chien ; le riz sera donné très cuit. Les pâtées seront légèrement salées ; fruits et sucreries doivent être réservés aux récompenses et ils peuvent, même dans cette indication, être avantageusement remplacés par des croûtes de fromage. De l'eau fraîche, fréquemment renouvelée, sera laissée à la disposition de l'animal. Enfin, les aliments préparés font actuellement l'objet de recherches sérieuses de la part de l'industrie de diététique animale. Soumis à une réglementation stricte et à des contrôles rigoureux, ils sont très pratiques d'emploi et tout à fait recommandables. Quantitativement, l'alimentation du chien est plus difficile à déterminer. La ration variera selon la race et la taille, l'activité, l'âge, les besoins de croissance et l'état de santé. Des circonstances biologiques particulières telles que la gestation ou l'allaitement auront également une incidence sur le régime, qui sera enrichi de certains éléments. D'une manière générale, on peut avancer que la ration journalière d'un chien ayant une faible activité doit représenter de 5 à 10 % du poids de son corps. Reproduction La reproduction de l'espèce est déterminée par les cycles sexuels de la chienne. Les " chaleurs ", qui en sont la manifestation, apparaissent entre sept et douze mois et se traduisent par un gonflement vulvaire, des pertes sanguinolentes et une excitation anormale. Elles ont lieu deux fois par an et durent trois semaines. La période optimale pour la fécondation se situe entre le huitième et le quinzième jour de cette période ; la gestation dure deux mois. Des injections d'hormones peuvent supprimer transitoirement les chaleurs. Les " pilules " sont inopérantes ou dangereuses. Leur emploi ne doit pas être systématique. Pathologie La pathologie du chien est dominée par un complexe de maladies virales communément regroupées sous le vocable de maladie de Carré. Les troubles digestifs, respiratoires puis nerveux qui caractérisent ces maladies sont très difficiles à juguler. L'évolution est souvent mortelle, aussi est-il indispensable de vacciner le plus tôt possible les jeunes chiots (sept à huit semaines) et de pratiquer ensuite régulièrement des injections de rappel. À cette prophylaxie peuvent être associées l'immunisation contre une autre affection redoutable, la leptospirose (provoquée par un protozoaire) ou typhus du chien et la vaccination antirabique. Cette dernière mesure est la seule arme capable d'enrayer efficacement la progression régulière de la rage ; elle est obligatoire aux frontières et dans tous les rassemblements canins (expositions, courses de lévriers, concours de dressage, etc.). La piroplasmose, dont est responsable un parasite doué d'une affinité pour les hématies, inoculé par les tiques, est une affection curable à son début mais qui évolue vers une issue fatale, si un traitement n'est pas mis en œuvre. Les affections cutanées, très diverses, très fréquentes et souvent difficiles à guérir, doivent inciter à consulter, de même que toute élévation de la température rectale de 1 oC (température normale : 38,5 oC). Les progrès de la médecine et de la chirurgie vétérinaires permettent actuellement, grâce à des techniques de pointe, de traiter la plupart des affections et accidents dont peuvent souffrir les chiens. Mais on ne peut bénéficier pleinement des possibilités offertes qu'à deux conditions : être attentif à toute modification du comportement de son animal et veiller à la pratique régulière des vaccinations indispensables. Chiens vivant à l'état sauvage Quelques espèces sauvages de canidés sont désignées aussi sous le nom de chien. C'est le cas du chien viverrin et du chien des buissons (genre Speothos), qui ressemble plus à une loutre qu'à un chien domestique et vit en Amérique du Sud. Le chien des prairies, en revanche, n'est pas un canidé, ni même un carnivore, mais un rongeur, qui aboie comme un chien. Par ailleurs, des chiens domestiques sont retournés à l'état sauvage un peu partout (sauf en Europe, où les chiens errants sont généralement abattus). Ce sont par exemple les chiens parias asiatiques, ou les dingos d'Australie, qui vivent à l'état sauvage depuis très longtemps. AGILITY en FRANCE: site officiel de la
Commission Nationale Education et Agility de la Société Centrale Canine,
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