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Guide du Nord Pas de Calais
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Établissement de nouvelles
règles communes en matière d’indemnisation et d’assistance en cas de
refus d’embarquement, d’annulation ou de retard important d’un vol.
Ce nouveau règlement est entré en vigueur le 17 février 2005 et abroge
le précédent règlement datant de 1991. Ce texte renforce la protection
des passagers en cas de surréservation et ouvre de nouveaux droits aux
passagers en cas d’annulation ou de retard.
Quels sont les vols concernés ?
Tous les vols au départ des aéroports de la Communauté européenne
(vols réguliers et vols non réguliers), y compris ceux effectués dans
le cadre d’un voyage à forfait, cela quelle que soit la nationalité de
la compagnie aérienne.
Pour les vols en provenance d’un aéroport extérieur à la Communauté,
seuls les vols exploités par une compagnie communautaire, en tant que
transporteur effectif, sont concernés, et à condition qu’il n’existe
pas de réglementation dans ce domaine dans le pays de départ ; si une
réglementation existe dans ce pays, elle s’applique à la place du
règlement européen.
Surréservation : à quoi
puis-je prétendre ?
Avant de refuser des passagers à l’embarquement, les compagnies sont
tenues de faire préalablement appel aux passagers qui accepteraient de
différer leur voyage. Le passager volontaire peut négocier certaines
prestations avec la compagnie aérienne. De plus, il bénéficie du choix
entre le ré acheminement par un autre vol vers sa destination finale,
et le remboursement du billet ainsi que, le cas échéant, la prise en
charge du vol retour vers son point de départ initial s’il renonce à
la poursuite de son voyage.
L’indemnisation forfaitaire accordée aux passagers refusés à
l’embarquement contre leur volonté est la suivante :
250 € pour les trajets de 1500 kilomètres ou moins,
400 € pour ceux compris entre 1500 et 3500 kilomètres et pour tous les
vols intracommunautaires de plus de 1500 kilomètres
600 € au-delà de 3500 kilomètres.
Les passagers bénéficient de la possibilité de choisir entre le
placement sur un autre vol et le remboursement du billet s’ils
renoncent à poursuivre leur voyage, ainsi que d’une prise en charge
dans l’attente d’un vol ultérieur (hébergement si nécessaire,
restauration, frais de communication ou de transmission de deux
messages).
Attention :
Le transporteur est tenu de vous payer votre indemnisation en espèces
ou par tout autre moyen (chèque, virement etc.) ; une indemnisation
sous forme de bons de voyage ne peut se faire qu'avec votre accord
écrit.
Annulation : à quoi puis-je prétendre ?
L’indemnisation et l’assistance sont identiques à celles prévues pour
un refus d'embarquement pour cause de surréservation.
Toutefois, l’indemnisation ne sera pas due si les passagers sont
informés deux semaines avant l'heure de départ ou, en cas de délai
inférieur, si une place leur est offerte sur un autre vol à une heure
proche de l'horaire initialement prévu tant au départ qu’à l’arrivée.
Il en ira de même si le transporteur est en mesure de prouver que
l'annulation est due à des circonstances extraordinaires (conditions
météo, risques liés à la sécurité, grève) qui n'auraient pas pu être
évitées même si toutes les mesures raisonnables avaient été prises.
En cas de retard important : que se passe-t-il ?
Un retard important est défini comme suit :
soit deux heures ou plus pour les vols de 1500 km ou moins,
soit trois heures ou plus pour les vols de plus de 1500 km jusqu’à
3500 km et tous les vols intracommunautaires de plus de 1500
kilomètres,
soit quatre heures ou plus pour les autres vols de plus de 3500 km,
Le passager peut obtenir, non seulement une prise en charge immédiate
(rafraîchissements, repas), mais également une nuit d'hôtel si
nécessaire
Attention
Aucune indemnisation n'est due par le transporteur en cas de retard
contrairement à ce qui est prévu en cas de refus d'embarquement pour
cause de surréservation ou d'annulation. Cependant, si le passager
subit un dommage résultant directement d'un retard dans son
acheminement (nuit d’hôtel payée et non utilisée, journée de travail
perdue…), il pourra invoquer auprès du transporteur aérien les
articles 19 des Conventions de Varsovie ou de Montréal afin d'obtenir
une compensation.
De plus, quel que soit le trajet, si le retard est d’au moins cinq
heures, le passager est en droit de se faire rembourser son billet et
le cas échéant de demander la prise en charge du vol retour vers son
point initial de départ s’il renonce à la poursuite de son voyage.
Comment connaître mes droits ?
Si l’un des trois événements se produit (pour le retard, il doit être
d’au moins de deux heures), la compagnie aérienne est tenue de
présenter au passager une notice reprenant les principales
dispositions du règlement communautaire.
Votre billet d'avion
Contrat
Le billet d’avion est votre titre de transport.
Il peut indifféremment s’acheter auprès de la compagnie aérienne ou
auprès d’une agence de voyages, soit par vente directe au comptoir
soit par vente à distance (téléphone, internet, etc.). A côté du
billet sous forme classique dont les coupons de vol délivrés aux
passagers sont émis sur support papier rempli manuellement ou par
procédé automatique, les passagers peuvent désormais se voir également
proposer, sur les vols de certaines compagnies, la délivrance d’un
billet émis sous forme électronique, auquel cas, il leur sera remis
sur demande un reçu itinéraire passager.
Quand il s’agit d’un vol «charter», le billet se présente généralement
sous la forme d’une contremarque que le client reçoit par la poste, ou
qui lui est remise quelques jours avant le départ, voire seulement à
l’aéroport.
Sur la souche du billet ou sur le reçu itinéraire, figurent les
indications suivantes :
Le nom de famille et le prénom du passager.
Le ou les parcours à réaliser (s’il n’y a pas d’arrêt du passager en
cours de voyage, sur les vols directs comportant une escale
intermédiaire, le nom de la ville est précédé d’un X).
Le code du transporteur et le numéro de votre vol : Attention, à ce
sujet il faut savoir que le transporteur dont le nom figure sur votre
billet n’est pas nécessairement celui qui assurera votre transport. La
compagnie peut affréter un autre transporteur, ou effectuer ce vol en
partenariat avec une autre compagnie, dans le cadre d’un accord de
partage de codes.
La classe, s’il y a lieu, ou au moins le code du tarif acquitté.
La date et l’heure de départ du ou des vol (s) à emprunter.
L’état de la réservation (la mention OK signifie «place confirmée»).
Le montant du tarif, les taxes et le mode de paiement.
La date limite à laquelle le voyage doit être commencé ou terminé.
La première date de retour autorisée, le cas échéant.
La franchise de bagages.
La date et le lieu d’émission.
Avec votre billet (coupons de vols ou document d’identification dont
les références ont été communiquées lors de la réservation d’un billet
électronique), vous pourrez obtenir, au moment de l’enregistrement, la
carte d’accès à bord sur laquelle figurera, s’il y a lieu, votre
numéro de siège et la mention fumeur ou non-fumeur et dont vous devrez
conservez le talon.
Un billet d’avion constitue un contrat entre le transporteur et le
passager, même s’il a été acquis par l’intermédiaire d’une agence de
voyages. Il faut que vous preniez connaissance des conditions de ce
contrat de transport, dont l’essentiel figure soit au verso des
coupons de vol ou sur la pochette qui les accompagne pour les billets
classiques soit sur votre reçu itinéraire pour les billets
électroniques, en particulier en ce qui concerne les limites de
responsabilité en matière de transport des personnes et de leurs
bagages, en application de la Convention de Varsovie de 1929 (Voir
rubriques Convention de Varsovie et Responsabilité).
Vous y trouverez aussi des précisions relatives aux tarifs, à la durée
de validité des billets, aux horaires, aux formalités à accomplir
(enregistrement, documents de sortie, etc.).
Pour le reste, le billet renvoie aux conditions générales de
transport, document qui peut être consulté sur demande auprès du
transporteur.
Perte ou vol de billet
Pensez à photocopier votre billet (coupons de vols, ou reçu
itinéraire) avant le départ : vos démarches seront facilitées en cas
de perte ou vol.
Si vous deviez voyager sur lignes régulières au tarif normal et si
vous perdez votre billet d’avion, avertissez-en aussitôt la compagnie
ou l’agence de voyages qui vous l’a vendu (une déclaration écrite,
dans un délai maximum de six mois à compter de la perte ou du vol, est
souvent exigée par les transporteurs).
Vous pourrez être remboursé (moyennant, la plupart du temps, le
prélèvement d’une somme modique pour frais de dossier), mais il faudra
attendre que la compagnie ait acquis la certitude que personne n’a
utilisé ce billet ou n’en a obtenu le remboursement.
On vous remboursera donc, en principe, un an après la date d’émission
du billet (ou la date de commencement du voyage, en cas de perte ou
vol d’un billet aller-retour déjà partiellement utilisé) s’il
s’agissait d’un plein tarif dont la durée de validité est d’un an ; ou
à l’issue d’un délai plus court s’il s’agissait d’un billet à validité
limitée dans le temps.
En attendant, pour effectuer le vol prévu, vous devrez acquérir un
autre billet en remplacement !
Si votre billet vous a été dérobé, pensez aussi à en faire la
déclaration de perte auprès de votre commissariat de police en vous
munissant de votre facture ou d’une preuve de paiement.
En revanche, en cas de perte ou de vol d’un billet “charter”, il ne
vous sera souvent pas possible d’en obtenir le remboursement.
De même, certains tarifs promotionnels sur lignes régulières ainsi que
la plupart des tarifs réduits les plus bas proposés à l’année sur les
vols réguliers n’ouvrent parfois droit à aucun remboursement si le
billet est perdu ou volé. Soyez donc très vigilant et pensez, lors de
l’achat de tels billets, à souscrire une assurance vous garantissant
contre ces risques.
Cession de billet
Les titres de transport étant en principe nominatifs, les billets
établis au nom d’un passager ne sont en général pas transférables au
profit d’une autre personne.
Toutefois, lorsque le titre de transport a été vendu avec d’autres
prestations terrestres pour constituer un forfait touristique (Voir
rubrique Forfait), l’acheteur initial peut, en cas d’empêchement,
céder sans pénalités l’ensemble du forfait à une autre personne à
condition d’en informer son agent de voyages par lettre recommandée au
plus tard 7 jours avant le début du voyage.
Mais s’il s’agit d’un transport «sec», toute substitution de nom de
passager ou toute cession de billet par son titulaire, sans accord
préalable de la compagnie (la demande peut en être faite auprès de
l’agence de voyages qui la transmettra au transporteur), est
interdite.
Si la compagnie aérienne autorise le changement de nom, cette
modification peut entraîner le paiement d’une pénalité, modique si la
demande intervient très longtemps avant le départ, mais beaucoup plus
lourde si le préavis est plus bref.
En outre, certaines agences stipulent que toute modification, même de
nom, sera refusée si elle est faite peu de temps avant le départ. Le
délai requis étant variable selon les agences et/ou compagnies, ainsi
que selon le type de billet détenu, il est donc conseillé de consulter
attentivement les différentes conditions de vente sur ce point.
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