Allocation compensatrice
Qui peut l'obtenir ?
Toute personne handicapée âgé de 16 ans au moins (qui cesse de
remplir les conditions exigées pour ouvrir droit aux allocations
familiales) et de moins de 60 ans, dont l'incapacité est au moins égale
à 80 % et qui justifie :
- que son état nécessite l'aide effective d'une tierce personne pour
les actes essentiels de l'existence. Cette aide doit être apportée au
handicapé par :
- une ou plusieurs personnes rémunérées ;
- une personne de son entourage subissant de ce fait un manque à
gagner ;
- ou bien un établissement d'hébergement ;
- ou que l'exercice d'une activité professionnelle entraîne pour lui
des frais supplémentaires.
Le bénéfice de l'allocation est soumis à des conditions de ressources
: celles-ci ne doivent pas être supérieures au plafond valable pour
l'attribution de l'allocation aux adultes handicapés , auquel on ajoute
le montant de l'allocation compensatrice.
Par ailleurs, on ne doit pas bénéficier de la majoration du montant
de la retraite " pour tierce personne ". (Voir Retraite de base de la
Sécurité sociale ).
L'allocation compensatrice ne peut se cumuler avec la prestation
spécifique dépendance. Les personnes pouvant prétendre aux deux
allocations devront opter pour l'une d'elles.
Quel en est le montant ?
Il dépend de la situation de la personne handicapée (aide constante
ou occasionnelle de la tierce personne, exercice d'une activité
professionnelle). Voir Barème .
Que faut-il faire ?
Adresser à la COTOREP, à la DDASS ou à la mairie du lieu de résidence
de l'intéressé une demande d'allocation compensatrice, accompagnée de
toutes les pièces justificatives utiles.
Que se passe-t-il ensuite ?
Après le versement initial de l’allocation compensatrice, le
bénéficiaire doit établir :
- une déclaration sur l'honneur de l'emploi d'une tierce personne si
l'allocation est attribuée à un taux inférieur à 70% ;
- une déclaration indiquant l’identité et l’adresse de la ou des
personnes qui lui apportent leur aide (et joindre obligatoirement des
copies des justificatifs de salaires lorsque l'allocation
compensatrice est accordée à un taux de 80 %).
Cette déclaration doit être faite dans un délai de 2 mois à compter
de la réception du formulaire, sous peine de mise en demeure par lettre
recommandée avec AR du président du conseil général. Dans ce dernier
cas, le bénéficiaire dispose d’un nouveau délai d’un mois. Au-delà de ce
délai, si l’allocataire ne renvoie pas sa déclaration ou si le contrôle
révèle que la déclaration est fausse, l’allocation peut être suspendue.
A signaler : l’allocation compensatrice est à nouveau versée
lorsque le bénéficiaire justifie qu’il reçoit l’aide effective d’une
tierce personne.
Bon à savoir
L'allocation compensatrice peut se cumuler avec l'allocation aux
adultes handicapés et tout autre avantage d'invalidité ou de vieillesse,
mais pas avec un avantage similaire ayant le même objet comme la
majoration pour tierce personne accordée aux titulaires d'une pension
d'invalidité.
Les personnes assumant la charge d'un handicapé peuvent être
affiliées gratuitement à l'assurance vieillesse .
Les personnes employant une aide à domicile peuvent bénéficier de
l'exonération des cotisations sociales pour l'emploi d'une tierce
personne.
Les sommes versées peuvent être récupérées par l'aide sociale après
le décès du bénéficiaire, si l'actif successoral dépasse 300 000 F, sur
la partie dépassant ces 300 000 F, et pour des sommes supérieures à 5
000 F, si l'allocation a été versée à domicile. Si l'allocation a été
versée à une personne en établissement, la récupération se fait sur la
totalité de l'actif.
Toutefois, la récupération n'est pas possible, quel que soit le
montant de l'actif successoral, si les héritiers sont le conjoint, les
descendants ou une personne s'étant occupée de l'allocataire de façon
permanente.
Décret du 31/12/1977.
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