Accident du travail
Qu'appelle-t-on accident du travail ?
C'est un accident, quelle qu'en soit la cause, survenu :
- soit au cours du travail ;
- soit pendant le trajet de la résidence (ou de la cantine, du
restaurant) au lieu de travail.
Attention : un détour du parcours habituel pour une raison
étrangère au travail supprime la garantie " accident du travail ".
Que doit faire l'accidenté ?
- Autant que possible, relever l'identité d'un ou deux témoins,
ayant assisté à l'accident (la caisse procédera en effet à une
enquête).
- Sauf cas de force majeure, déclarer l'accident à son employeur
dans la journée même de l'accident, au plus tard dans les 24 heures :
- soit par lettre recommandée avec accusé de réception.
- Se procurer le formulaire spécial " feuille d'accident " à trois
volets :
- soit auprès de son employeur ;
- soit à la caisse de Sécurité sociale ou à la mairie.
- Se présenter devant un médecin de son choix, muni de la " feuille
d'accident " pour se faire soigner (soins gratuits) et obtenir un
certificat médical.
Que doit faire l'employeur ?
- Déclarer l'accident à la caisse de Sécurité sociale dans un délai
de 48 heures (non compris dimanche et jours fériés) sur un formulaire
spécial de déclaration d'accident (délivré par la caisse ou à la
mairie).
- Remettre à l'accidenté le formulaire " feuille d'accident " .
- Si l'accident provoque une interruption de travail, adresser à la
caisse les renseignements concernant : le montant du salaire de
l'accidenté, le nombre de ses heures de travail, la date de son début
dans l'emploi.
Quels sont les droits de l'accidenté du travail ?
- Gratuité complète des frais de médecin, pharmacien et
d'hospitalisation (aucune somme d'argent n'est à débourser) ;
- Salaire de la journée de l'accident dû par l'employeur ;
- Versement d'indemnités journalières supérieures aux indemnités
journalières de maladie pendant toute la période d'arrêt de travail ;
ces indemnités sont versées aussi les dimanches et jours fériés ;
- Protection de l'emploi : pas de licenciement pendant l'arrêt de
travail ; obligation pour l'employeur de réintégrer ou reclasser le
travailleur ensuite ; si c'est impossible, indemnités de licenciement
doublées ;
- En cas d'invalidité, carte de priorité ;
- En cas d'incapacité permanente, versement d'une rente ou d'une
indemnité en capital ;
- En cas de décès les ayants droit peuvent bénéficier d'un capital
décès, du remboursement des frais funéraires (7 350 F en 2000) et
d'une rente.
Quel est le montant des indemnités journalières ?
Les 28 premiers jours, 60 % du salaire journalier (maximum en 2000 :
882,70 F).
A partir du 29ème jour : 80 % du salaire journalier (maximum en 2000
: 1 176,93 F)
Il existe deux limites pour le calcul des indemnités. Elles ne
peuvent en aucun cas dépasser :
- 0,834 % du plafond de la Sécurité sociale ;
- le montant du gain journalier net perçu par la victime (afin
d'éviter que l'indemnité ne soit plus élevée que le revenu net
d'activité).
Quel est le montant de la rente ?
Variable suivant le degré d'incapacité et le salaire de l'année
précédente.
- Pour un salaire moyen, cette rente se monte à :
- Incapacité de 50 % : 25 % du salaire ;
- incapacité de 60 % : 40 % du salaire ;
- incapacité de 70 % : 55 % du salaire.
- Pour les salaires plus élevés, le taux indiqué ci-dessus est
moindre.
Il est possible de demander que la rente soit remplacée par le
versement d'un capital. Cette demande doit être effectuée dans un délai
d'un an, 5 ans après le point de départ de la rente.
Pour les incapacités inférieures à 10 %, la rente est remplacée par
le versement d'une indemnité en capital.
A noter : les rentes d'accident du travail sont versées
trimestriellement en cas d'incapacité permanente d'un taux inférieur à
50 %, et mensuellement en cas d'incapacité permanente d'un taux égal ou
supérieur à 50 %.
Que se passe-t-il en cas de décès ?
- Frais funéraires remboursés (maximum en 2000 : 7 350 F). Ils seront
déduits du capital décès.
- Frais de transport du corps au lieu de sépulture remboursés si le
décès a eu lieu au cours d'un déplacement demandé par l'employeur.
- Rente pour la famille (pour un salaire moyen) :
- conjoint non séparé de corps, non divorcé :
- moins de 55 ans = 30 % du salaire ;
- plus de 55 ans ou atteints d'une incapacité de travail générale
d'au moins 50 % = 50 % du salaire.
- enfants à charge :
- 1 enfant : 15 % du salaire ;
- 2 enfants : 30 % du salaire ;
- 3 enfants : 40 % du salaire ;
- 4 enfants : 50 %, etc.
- parents ou grands-parents, s'ils étaient à sa charge ou si le
décédé n'a ni conjoint ni enfant (à condition de prouver qu'ils
auraient pu obtenir du décédé une pension alimentaire) : 10 % pour
chacun.
L'ensemble des rentes pour les ascendants ne peut dépasser 30 % du
salaire.
A noter : pour plus de renseignements, contacter la
Fédération nationale des accidentés du
travail, 38 bd Saint Jacques 75014 PARIS.
Bon à savoir
L'ensemble des rentes ne peut dépasser 85 % du salaire annuel de
base.
En cas de besoin, la famille peut demander à la caisse régionale de
Sécurité sociale que lui soit attribuée immédiatement une avance.
C. séc. soc. : Art. L. 411-1 s. ; R. 434-37
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